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Légendes et récits de Georges Mathieu

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 29 juin 2021 - 11:00 (CEST) - 32, place des Lices - 35000 Rennes

Le clou de cette vacation ne pouvait être que cette explosion colorée, portant l’un des titres hermétiques chers à son auteur. Quelques autres plasticiens modernes de renom l’entouraient.

Georges Mathieu (1921-2012), Printemps massacre, huile sur toile signée et titrée,... Légendes et récits de Georges Mathieu
Georges Mathieu (1921-2012), Printemps massacre, huile sur toile signée et titrée, 146 113,5 cm.
Adjugé : 369 000 

Étudiée dans la Gazette n° 25 (voir l'article La calligraphie selon Georges Mathieu page 149), l’huile sur toile fixée en 1972 interroge par son titre révélateur : Printemps massacre… Naturellement, la toile de bonnes dimensions (146 113,5 cm) arbore la signature énergique de Georges Mathieu, grand poète de l’abstraction lyrique. Et grâce à une inscription au dos du châssis, on apprend que l’œuvre est passée par la galerie Protée, rue de Seine à Paris, en «octobre-novembre 1988». D’une palette de rouges, jaunes et vert bronze particulièrement harmonieuse, la peinture a fusé à plus de trois fois son estimation haute, en décrochant 369 000 €. Du même, s’épanouissaient aussi les signes dorés de Calao, peinture et collage de papier feutre rouge sur papier noir (48,5 63 cm). Présenté à la FIAC en 1980, il a été acquis également à la galerie Protée il y a une trentaine d’années. Ce mardi, il requérait 23 370 €. Changement d’ambiance avec le lot suivant : une toile d’André Brasilier mettant en scène Chantal en robe à carreaux penchée sur un bouquet de tulipes (65 50 cm) ; l’œuvre de l’ancien pensionnaire de la villa Médicis à Rome a été acquise à la galerie parisienne d’Étienne Sassi, le 15 janvier 1981 (facture à l’appui). Cette fois, il fallait compter 31 980 € pour la décrocher. C’est un grand «classique moderne» qui lui succédait avec 23 370 € : Amedeo Modigliani ; ou plutôt l’une de ses fontes posthumes des environs de 1965 représentant une Tête de femme (h. 25,8 cm), en bronze à patine verte nuancée, portant l’inscription «Modigliani» sur le côté droit, ainsi que le cachet «Cire perdue C. Valsuani». Bouclons ce tour de la modernité avec un Portrait de Foujita par Sacha Zaliouk, vendu 9 102 € ; la toile (72 58 cm) est située à Paris, signée et complétée d’une inscription en caractères japonais. Pour la vacation de la veille, 28 juin, il faut souligner le beau score de 50 430 € inscrit par une bague solitaire en platine sertie d’un diamant taille brillant de 3.08 ct, de couleur D et pureté SI1 (poids brut : 9,32 g).

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