Le verre entre dans la danse

Le 08 juillet 2021, par La Gazette Drouot

Le matériau s’est plié à la volonté d’Émile Gallé et de René Lalique, pour se transformer en objet d’art.

René Lalique (1860-1945), flacon plat «trois groupes de deux danseuses», en verre blanc moulé-pressé et patiné, signé d’un cachet «R. Lalique» et «France n° 511» gravé à la roue, h. 5,5 cm, diam. 9,5 cm. Adjugé : 35 586 


Le succès était au rendez-vous pour les arts du feu, mis en avant par cette dispersion consacrée au XXe siècle. Présenté au plus haut à 4 000 €, ce flacon de René Lalique était en effet propulsé à 35 586 €. Son modèle est né en 1912, l’année où le créateur décide de se consacrer entièrement au verre, un matériau dont il a appris et expérimenté toutes les techniques depuis 1890. Sa rencontre avec le parfumeur René Coty a fini de le persuader qu’il est possible de travailler avec art tout en fabriquant en série. Pour mettre en valeur les corps de ses danseuses, il mise sur la translucidité naturelle du verre plutôt que sur le procédé multicouche, cher à Émile Gallé. Ce dernier obtenait 29 900 € pour son vase diabolo des années 1900, jouant avec les tonalités bleues et vertes pour donner vie à son décor d’iris, accompagné de l’inscription gravée «Vers la lumière…» (h. 29 cm, diam. cm, voir Gazette n° 25, page 122). Quittons le verre pour la céramique avec Pablo Picasso. Formant un vase portant le cachet «Madoura plein feu», sa chouette, proposée autour de 10 000 €, prenait son envol à 29 250 €. Créée vers 1968, produite à 500 exemplaires, elle se pare d’un plumage brique, vert, noir et blanc sur sa terre de faïence blanche (h. 28,5, l. 25 cm).

jeudi 01 juillet 2021 - 16:00 - Live
Neuilly-sur-Seine - Hôtel des ventes, 164 bis, avenue Charles-de-Gaulle - 92200
Aguttes
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