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Le sacre des «napoléonides» de Biennais

Publié le , par Philippe Dufour

Cet ensemble réalisé par le grand orfèvre du premier Empire a très largement dépassé ses estimations, ferraillé par des acheteurs internationaux, particuliers comme institutionnels…

Martin Guillaume Biennais (1764-1843), Princesse Caroline Murat, sœur de l’empereur... Le sacre des «napoléonides» de Biennais
Martin Guillaume Biennais (1764-1843), Princesse Caroline Murat, sœur de l’empereur Napoléon Ier, buste en bronze ciselé et doré, taillé en hermès, h. 21,5, diam. 7,8 cm.
Adjugé : 48 800 

Issues de la descendance de Martin-Guillaume Biennais (1764-1843), les cent cinquante pièces ont créé l’événement, tant par leur provenance irréprochable que par leur rareté (voir l'article Le clan napoléonien par Guillaume Biennais de la Gazette n° 1, page 28). En tête, forcément, les trois sculptures de la série dite «des napoléonides», car inconnues jusqu’à ce jour. Rappelons que sous ce nom solennel se cache un ensemble de bustes – petits bronzes dorés d’une vingtaine de centimètres de hauteur posés sur une colonne – représentant des membres de la famille impériale et réalisés par Biennais. C’est donc l’un d’entre eux, inédit, qui menait la danse à Angers : celui de la princesse Caroline Murat, sœur de Napoléon Ier, qui a inscrit un record pour ce type de travail de l’orfèvre (source Artnet) avec 48 800 €, à partir d’une estimation haute de 15 000 € (h. 21,5 cm). Un second buste de cette altesse (1782-1839), et dû à l’artiste d’origine suisse Joseph Anton Couriguer (probablement sur commande de Biennais), décrochait 11 600 €.
Il s’agit cette fois d’une pièce en cire rose peinte couleur crème (h. 
25,5 cm), signée « Couriguer F », l’un des modèles produits pour l’illustre série. Quant à l’époux de Caroline, Joachim Murat (1764-1815), maréchal d’Empire et roi de Naples, il était aussi présent à travers un modèle, toujours en cire rose, d’un buste «au grand cordon» juché sur un socle en acajou (h. 26,5 cm). Très rare, la sculpture a été préemptée par le musée de Fontainebleau pour la somme de 33 000 €. Du côté du mobilier, on admirait un secrétaire à douze secrets d’époque Empire, en acajou et placage d’acajou, triplant son estimation haute pour atteindre 18 300 €. Des environs de 1810, triomphaient deux paires d’appliques attribuées à Claude Galle, en bronze ciselé et doré : la première, à deux lumières, décorée d’un griffon (47,5 25 16,5 cm), était adjugée 20 740 €, et la seconde, légèrement différente (48 25 16,5 cm), à 17 080 €. En revanche, le nécessaire de voyage par Biennais (voir l'article 
Les multiples talents de Martin-Guillaume Biennais de la Gazette n° 2, page 82) n’a pas trouvé preneur.

Attribuée à Claude Galle (1759-1815), vers 1810, paire d’appliques (l’une reproduite) à plateau à deux lumières en bronze finement ciselé
Attribuée à Claude Galle (1759-1815), vers 1810, paire d’appliques (l’une reproduite) à plateau à deux lumières en bronze finement ciselé et doré d’entrelacs feuillagés, rosaces, platine à pans coupés, fût à décor d’un griffon émanant d’un bouquet de feuilles d’acanthe et feuilles d’eau et amortissement en forme de tête de personnage de face, époque Empire, 47,5 25 16,5 cm.
Adjugé : 20 740 
mercredi 19 janvier 2022 - 13:30 (CET) - Live
12, rue des Arènes - 49000 Angers
Ivoire - Deloys - de la Perraudière / d’Oysonville
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