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Le Printemps magique d’Alberto Savinio

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 27 novembre 2018 - 14:00 (CET) - 7, rue d'Astorg - 31000 Toulouse

Dans la Ville rose, on avait gardé pour le deuxième jour de la vacation des œuvres de poids, dont une toile d’Alberto Savinio. Peu d’artistes trouvaient grâce aux yeux d’un André Breton extrêmement critique et sélectif. Deux d’entre eux cependant emportaient tous ses suffrages ; et il se trouve qu’ils étaient liés par le...

Alberto Savinio (1891-1952), Apparition du Printemps, huile sur toile, 1929, 54 x 65 cm,... Le Printemps magique d’Alberto Savinio
Alberto Savinio (1891-1952), Apparition du Printemps, huile sur toile, 1929, 54 x 65 cm, 2018. Adjugé : 207 900 €

Dans la Ville rose, on avait gardé pour le deuxième jour de la vacation des œuvres de poids, dont une toile d’Alberto Savinio. Peu d’artistes trouvaient grâce aux yeux d’un André Breton extrêmement critique et sélectif. Deux d’entre eux cependant emportaient tous ses suffrages ; et il se trouve qu’ils étaient liés par le sang : Giorgio de Chirico et son frère Alberto, ce dernier ayant pris le pseudonyme de Savinio. À l’examen, le travail de ce dernier, qui fut aussi écrivain et compositeur de musique, pourrait même se révéler plus libre et ironique, avec ses compositions peuplées d’éléments incongrus, jouets, friandises, et autres… On les retrouvait dans une toile datée 1929, intitulée Apparition du printemps (voir Gazette, n° 41, page 32), où ces mystérieux éléments ludiques se profilent à l’horizon d’un paysage forestier. Un parfait exemple de son art, adjugé à 207 900 €, soit trois fois son estimation moyenne. On remarquait aussi La route nationale, de Maurice de Vlaminck, qui conduisait tout droit à l’enchère de 51 700 €. La peinture ancienne s’illustrait ensuite par des natures mortes de l’époque baroque ; la première aux raisins et aux fleurs de l’époque baroque, étant signé par Giuseppe Vicenzino, partait à 25 200 €, alors que les secondes, constituant une paire, agrémentées de fleurs et d’une corbeille, par Christian Coclers, étaient décrochées à 13 900 €. Mais dès le premier jour de vacation, mardi 27 novembre, on avait dispersé quelques bijoux de la meilleure eau, à l’image d’une bague solitaire en or sommée d’un diamant taille brillant de 2,21 ct, de couleur F, et pureté VS1, empochée pour 20 100 €. On pouvait la compléter en échange de 18 300 € d’un bracelet en or à la monture de chez Cartier datant des années 1950 ; il était articulé, orné de turquoises, lapis-lazuli en cabochon, et diamants de taille ancienne, pour un poids brut de 43,2 g. 

bijoux, montres, vintage
mardi 27 novembre 2018 - 14:00 (CET)
7, rue d'Astorg - 31000 Toulouse
Marambat - de Malafosse
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