Le Printemps asiatique : une édition numérique

Le 12 juin 2020, par Agathe Albi-Gervy

Depuis le 9 juin et jusqu’au 27 septembre, la troisième édition du Printemps asiatique bascule en version digitale.

Katagami à décor de carpes – papier, jus de kaki, fils, laque –, Japon, ère Meiji, XIXe siècle. MAD Paris.

La troisième édition du Printemps asiatique bascule en version digitale. Depuis le 9 juin et jusqu’au 27 septembre, les amateurs d’arts d’Asie ont rendez-vous sur le site www.printemps-asiatique-paris.com, où se succèdent trois accrochages virtuels rassemblant un florilège d’œuvres et objets proposés par les vingt-neuf participants. Cette plateforme numérique permet non seulement de visualiser les sélections des quatorze galeries, dix maisons de ventes et cinq institutions, mais aussi d’entrer en contact direct avec celles-ci. Fondé en 2018 sous l’impulsion du marchand Antoine Barrère, le Printemps asiatique fédère cette année aussi bien les musées Guimet, Cernuschi et des Arts décoratifs que le cabinet de curiosités de l’Hôtel Salomon de Rothschild et le musée départemental des Arts asiatiques de Nice. Tous dévoileront les œuvres les plus remarquables de leurs collections. Du côté des galeries, citons seulement les Ateliers Brugier, Éric Pouillot, Alexis Renard, Valérie Levesque et Juliette Moreau Gobard, mais aussi les galeries Jacques Barrère, Sagemonaya et Tiago. L’Hôtel Drouot participe lui aussi à cet événement fédérateur, en organisant des vacations centrées sur les arts d’Asie, à l’image de la vente orchestrée par Tessier & Sarrou et Associés, le 15. Une telle organisation – inédite – répond à la volonté des organisateurs de pérenniser ce jeune événement et de soutenir le marché. «Dans ce contexte [de crise], les notions d’association, de collectif et d’entraide sont des valeurs qu’il est urgent de se réapproprier. Le lancement de cette viewing room et les relais sur nos réseaux sociaux au cours de l’année 2020 sont un modeste témoignage de soutien envers nos confrères et ami.e.s sans qui cette manifestation n’aurait pu voir le jour», déclare Antoine Barrère.

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