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Le Pharaon de Van den Eeckhout couronné

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 26 janvier 2021 - 14:00 (CET) - 8-10, rue Miséricorde - 44000 Nantes

À Nantes, trois grandes sessions marquaient le début de l’année 2021, proposant successivement toiles de maîtres, objets d’art asiatique et bijoux d’exception.

Gerbrand Van den Eeckhout (1621-1674), Pharaon rend à Abraham son épouse Sara, toile... Le Pharaon de Van den Eeckhout couronné
Gerbrand Van den Eeckhout (1621-1674), Pharaon rend à Abraham son épouse Sara, toile signée et datée sur la seconde marche «G.V. Eeckhout. fecit . / A. 1669», 139 174 cm.
Adjugé : 148 800 

Pendant trois jours, ce sont plus de mille lots qui ont été proposés, totalisant un résultat de 770 200 €. Un tableau de choix n’était pas étranger à ce score : cette toile de Gerbrand Van den Eeckhout, dépeignant en 1669 Pharaon rend à Abraham son épouse Sara (139 174 cm, voir l'article Une œuvre inédite d’un élève de Rembrandt, Gerbrand van den Eeckhout du Zoom régions Gazette n° 3, page 22). Pour cette œuvre dont la scène édifiante est tirée de la Genèse (12, 18-20), deux collectionneurs devaient ferrailler jusqu’à 148 800 €, à partir d’une estimation haute de 80 000 €. Redécouverte il y a peu dans un château du Poitou – mais passée par une vente bruxelloise le 24 avril 1903 –, la peinture au chaud coloris rappelle la très forte influence de Rembrandt Van Rijn sur son auteur. Celui-ci, d’ailleurs, travailla dans l’atelier du maître à Amsterdam, de la fin des années 1630 à 1645 environ. Plus abordable, à 17 360 €, le tableau de Jean-Baptiste Coste représentant un paysage de Nantes, la place de la Liberté en 1791 a été acquis par le musée du Château de Nantes (voir l'article Projet inachevé sur fond de Révolution de la Gazette n° 3, page 92). Précieux témoignage sur l’état des lieux pendant la période révolutionnaire, la toile (73 97 cm) a d’abord appartenu à François Mellinet, député de la Convention, et était depuis conservée dans sa descendance. Le mercredi 27, c’est la Chine impériale qui marquait des points, grâce à une plaque en jade céladon pâle de forme carrée, ciselée d’un décor ajouré d’un dragon évoluant au milieu de fleurs et de feuillages ; pour cette pièce du XIXe siècle (6,4 6,4 cm), il fallait compter 49 600 €. Une commode néoclassique à ressaut central la suivait, avec 14 384 €  ; d’après un modèle de Jean-Henri Riesener, elle a été exécutée à la fin du XIXe siècle (94 157 56 cm). Enfin le 28 janvier, place à la joaillerie, d’où se détachait, en échange de 13 516 €, une remarquable broche en or gris formant un nœud de rubans serti de diamants de tailles ancienne ou rose, le système d’accroche et épingle en or jaune (poids brut 35,8 g, dim. 8 7.5 cm) ; elle date de la période 1860-1880.

mardi 26 janvier 2021 - 14:00 (CET) - Live
8-10, rue Miséricorde - 44000 Nantes
Ivoire - Couton - Veyrac - Jamault
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