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Le paysage décliné par Kisling, Guillaumin et Chabaud

Le 01 novembre 2018, par Philippe Dufour

L’Hôtel des ventes d’Avignon avait lui aussi choisi la période moderne pour cette vente comptant toiles et objets d’art, ayant vu le jour essentiellement au cours de la première moitié du XXe siècle. Moïse Kisling prenait la première place dans la liste des meilleurs résultats, avec Le Lac d’Orta brossé vers 1922 (voir…

Le paysage décliné par Kisling, Guillaumin et Chabaud
Moïse Kisling (1891-1953), Le Lac d’Orta, vers 1922, huile sur toile, 54 x 65 cm.
Adjugé : 46 816 €

L’Hôtel des ventes d’Avignon avait lui aussi choisi la période moderne pour cette vente comptant toiles et objets d’art, ayant vu le jour essentiellement au cours de la première moitié du XXe siècle. Moïse Kisling prenait la première place dans la liste des meilleurs résultats, avec Le Lac d’Orta brossé vers 1922 (voir Gazette n° 37, page 114). À 46 816 €, soit trois fois son estimation basse, la scène lacustre, avec pour fond les Alpes italiennes, témoignait de l’intérêt toujours croissant pour ce peintre, l’une des figures du Paris de l’entre-deux-guerres. À peu de distance, avec ses 36 480 €, une œuvre d’Armand Guillaumin avait pris pour sujet le Moulin Charrault (dit Bouchardon), situé près de Crozant ; c’est en 1893 qu’il commence à fréquenter assidûment ce coin de la Creuse, où s’est déjà constituée une colonie d’artistes, et qu’il peint en toute saison. Notons que cette toile était restée dans la même famille depuis son acquisition. Un historique semblable se répétait avec une nature morte d’Henri Manguin nommée Capucines, vase jaune : peinte en 1944, acquise auprès de l’artiste par M. Ménard de la galerie d’Anjou à Paris, elle est depuis restée dans la famille de son acheteur d’alors. Notons aussi qu’elle etait répertoriée au catalogue raisonné de l’artiste, publié en 1980 aux éditions Ides et Calendes, sous la direction de Lucile et Claude Manguin. Elle changeait ici de mains en l’échange de 26 752 €. Retour au paysage, cette fois sudiste, avec un tableau signé d’Auguste Chabaud et représentant Les Amandiers en fleurs au mas Martin en 1930. Pour cette vision printanière, il fallait compter 9 971 €. Une pièce aux origines plus lointaines apportait ensuite sa touche d’exotisme, en phase avec l’art du XXe siècle : une tête en bois à patine brune épaisse, façonnée au Mali en pays dogon, haute de 40 cm : elle vous appartenait moyennant 30 400 €. 

tableaux du XIXe et modernes, mobilier XXe
samedi 27 octobre 2018 - 10:00 (CEST)
Courtine, 2, rue Mère-Térésa - 84000 Avignon
Hôtel des ventes d'Avignon
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