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Le miroir art déco par Ruhlmann

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 26 novembre 2018 - 14:30 (CET) - 688, avenue des Follaz - 73000 Chambéry

À la fin des années 1910, sous le crayon du décorateur Jacques-Émile Ruhlmann, les lignes s’étirent, se tendent et le mobilier gagne en finesse. Enlevé pour 31 270 €, ce très élégant miroir de bronze argenté l’atteste, avec son encadrement réduit au minimum, juste soutenu par un cordon en passementerie et pampilles de fils...

Jacques-Émile Ruhlmann (1879-1933), miroir art déco en bronze argenté patiné à cordon... Le miroir art déco par Ruhlmann
Jacques-Émile Ruhlmann (1879-1933), miroir art déco en bronze argenté patiné à cordon en passementerie et pampilles de fils argentés, vers 1928, 95,5 X 100,5 cm. Adjugé : 31 270 €

À la fin des années 1910, sous le crayon du décorateur Jacques-Émile Ruhlmann, les lignes s’étirent, se tendent et le mobilier gagne en finesse. Enlevé pour 31 270 €, ce très élégant miroir de bronze argenté l’atteste, avec son encadrement réduit au minimum, juste soutenu par un cordon en passementerie et pampilles de fils argentés. L’objet a été créé pour un hôtel particulier parisien du XVIe arrondissement, édifié entre 1923 et 1924 par l’architecte Pierre Patout, et dont l’aménagement par Ruhlmann se terminera en 1928. Lors de la même vacation savoyarde, une toile typiquement néoclassique signée de Pierre-Edme-Louis Pellier attisait également les envies. Élève du baron Regnault, actif entre 1800 et 1827, cet artiste a dépeint ici Calypso recevant dans son île Télémaque et Mentor (voir Gazette n° 41, page 173). Figures pâles et longilignes, attitudes sculpturales donnaient cette fois une idée parfaite des canons de la beauté à l’époque Empire. Une œuvre d’autant plus précieuse qu’il s’agissait de la réduction d’un grand tableau présenté au Salon de 1804 et détruit en juillet 1944 dans les bombardements de Caen ; on se la disputait jusqu’à 29 500 €. D’une inspiration tout aussi antiquisante, un tableau empruntait son sujet à la mythologie galante : L’Amour poursuivant l’Innocence partait à 17 700 €. Il avait été peint par Jacques-Antoine Vallin, peintre parisien, parfois influencé par Prudhon ; la toile était déjà connue par une autre version, sur panneau, datée 1790. 

tableaux, mobilier et objets d'art, bronzes, art déco
lundi 26 novembre 2018 - 14:30 (CET)
688, avenue des Follaz - 73000 Chambéry
Savoie Enchères
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