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Le jade ou la beauté cachée de la matière

Publié le , par La Gazette Drouot

Les empereurs en raffolaient, tout comme les esthètes et le marché aujourd’hui. L’exposition au musée Guimet fournit l’occasion de percer les secrets d’une pierre singulièrement méconnue. Décryptage.
Par Claire Déléry

Chine, dynastie Qing, règne de Qianlong (1736-1795). Écran de table «les sept sages... Le jade ou la beauté cachée de la matière
Chine, dynastie Qing, règne de Qianlong (1736-1795). Écran de table «les sept sages de la forêt de bambous», gravé au verso d’un poème imperial, jade, 18,4 x 25,4 x 2,6 cm. MNAAG, Paris, ancien fonds, MG 2401
© RMN-Grand Palais (musée Guimet, Paris) / Thierry Ollivier
Si les jades faisaient l’admiration des empereurs de Chine, des sultans de Samarkand, des souverains moghols et des shahs safavides d’Iran, ils séduisirent aussi les cours d’Europe. Des jades orientaux devaient ainsi entrer dès le XVII e  siècle dans les collections royales françaises. Un engouement qui semble devoir perdurer, les amateurs et collectionneurs se montrant aujourd’hui encore très friands de ces précieux objets.   Chine, fin de la dynastie Ming-début de la dynastie Qing, XVI e -XVII e  siècle. Vase en forme de corne (rhyton) à décor archaïsant, jade, h. 18 cm. MNAAG, Paris, don Georges Gieseler, 1932, MG 18355. © RMN-Grand Palais (musée Guimet, Paris) / Thierry Ollivier Un rapport tout particulier à la matière Depuis huit mille ans, cette pierre que l’on caresse de la main, que l’on admire du regard, que l’on écoute d’une oreille attentive accompagne l’histoire de la Chine. Yu («jade»)…
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