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Le clair-obscur selon Théodule Ribot à Toulouse

Publié le , par Harry Kampianne

Théodule Ribot fait partie de ces peintres autodidactes méconnus du grand public et relégué aux oubliettes de l’histoire de l’art. Les tentatives de le réévaluer à sa juste place au sein du panthéon des grands artistes du XIXe siècle sont peu nombreuses. Les plus représentatives remontent à 2018, quand les musées Roybet-Fould...

Théodule Ribot, Le Cuisinier comptable, 1862, huile sur toile, 47 x 38 cm, musée... Le clair-obscur selon Théodule Ribot à Toulouse
Théodule Ribot, Le Cuisinier comptable, 1862, huile sur toile, 47 38 cm, musée des beaux-arts de Marseille.
© Bernard Jean

Théodule Ribot fait partie de ces peintres autodidactes méconnus du grand public et relégué aux oubliettes de l’histoire de l’art. Les tentatives de le réévaluer à sa juste place au sein du panthéon des grands artistes du XIXe siècle sont peu nombreuses. Les plus représentatives remontent à 2018, quand les musées Roybet-Fould de Courbevoie et d’Art et d’Histoire de Colombes se sont attelés, avec une centaine d’œuvres, à déployer la richesse de ses sujets et de sa palette. Aujourd’hui, le musée des Augustins à Toulouse, en partenariat avec les musées des beaux-arts de Marseille et de Caen, reprend le flambeau en présentant près de quatre-vingts œuvres réparties en quatre sections. Natures mortes et portraits de cuisiniers ouvrent d’entrée de jeu l’appétit du visiteur. Théodule Ribot laisse planer en filigrane ses préférences pour les grands maîtres du passé, Chardin et Zurbaran rôdent. Consacrée aux portraits de paysans, musiciens ou artistes, la seconde section permet de comprendre le sous-titre de l’exposition, « une délicieuse obscurité », en référence aux clairs-obscurs du Caravage et de Rembrandt. Autre facette totalement méconnue de l’artiste : son attrait pour les paysages, dont la maîtrise n’égale pas celle de Boudin dont il était proche, ou de Corot auquel il vouait une grande admiration. La dernière section, sans doute la plus ambitieuse au regard de son œuvre, regroupe une série de portraits liés à des références littéraires, philosophiques et parfois bibliques, comme dans Le Bon Samaritain, présenté au Salon de 1870. Un regret néanmoins : l’absence totale de dessins et d’estampes, registres dans lesquels l’artiste excellait.
 

Musée des Augustins, 21, rue de Metz,
Toulouse (31), tél. 
: 05 61 22 21 82.
Jusqu’au 10 janvier 2022.
www.augustins.org
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