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Le choc de la modernité

Publié le , par Sophie Reyssat
Vente le 19 mai 2019 - 14:30 (CEST) - 1 ter, boulevard de la République - 92210 Saint-Cloud

La peinture est dans la ligne de mire de cette vente d’art moderne et contemporain et de design, Maurice Denis en tête, aux côtés de Jean Dubuffet et de Francis Bacon

Maurice Denis (1870-1943), Batterie de 155 en forêt de Coucy, huile sur toile, signée... Le choc de la modernité
Maurice Denis (1870-1943), Batterie de 155 en forêt de Coucy, huile sur toile, signée et datée octobre 1917, 80 114 cm.
Estimation : 40 000/50 000 


Reporters avant l’heure, des peintres ont été envoyés au front pendant la Première Guerre mondiale. Maurice Denis a été de ceux-là. Il avait cherché à s’engager dès le début du conflit, mais n’avait pas été appelé en raison de son état de santé. Il lui a fallu patienter jusqu’en octobre 1917 pour être missionné, la tâche de représenter la guerre étant initialement réservée aux peintres militaires. Cette année-là, quatre-vingt-quinze artistes modernes de bonne réputation ont été autorisés à se rendre sur le terrain des affrontements. Édouard Vuillard, Pierre Bonnard et Félix Vallotton ont précédé Maurice Denis, qui est envoyé en Picardie. Ses carnets de croquis se couvrent alors de «squelettes d’arbres», de ruines d’églises, de sites industriels transformés en tas de ferraille, et de cimetières. À cet état des lieux des destructions, s’ajoutent les témoignages relatifs aux opérations militaires, dont la toile reproduite constitue un bel exemple. Les tableaux réalisés au retour de mission étaient destinés à être présentés dans six expositions au musée du Luxembourg, d’avril 1917 à mars 1918, et à enrichir les collections nationales. Un autre conflit a passé lorsque Jean Dubuffet se lance dans les portraits. À ceux qui se plaignent de ne pas reconnaître leur image, l’artiste rétorque qu’il traite les visages comme des paysages, et cherche l’être au-delà du paraître. Une notion à méditer devant sa Tête rouge, une technique mixte sur papier de 1951 (25 000/35 000 €). Francis Bacon transcende lui aussi les personnages qu’il représente, comme son ami Michel Leiris, qu’il immortalise dans une toile de 1976. La version à l’eau-forte et aquatinte en couleurs de ce portrait, une épreuve signée et numérotée sur vélin d’Arches, sera proposée autour de 11 000 €.

dimanche 19 mai 2019 - 14:30 (CEST) - Live
1 ter, boulevard de la République - 92210 Saint-Cloud
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