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L’art moderne, du Cubisme à la Figuration libre

Le 04 janvier 2018, par Philippe Dufour

Toile d’importance quasi historique dans l’œuvre très recherchée de Léopold Survage, puisque datée de 1913, Le Baiser était cueilli à 132 080 € le samedi 16 décembre, lors de ce long week-end cannois dédié à l’art du XXe siècle. Comme on l’a découvert à la lecture de la Gazette n° 43, page 199, la scène emprunte au cubisme…

L’art moderne, du Cubisme à la Figuration libre
Léopold Survage (1879-1968), Le Baiser, 1913, huile sur toile, 55,5 x 46 cm (détail).
Adjugé : 132 080 €

Toile d’importance quasi historique dans l’œuvre très recherchée de Léopold Survage, puisque datée de 1913, Le Baiser était cueilli à 132 080 € le samedi 16 décembre, lors de ce long week-end cannois dédié à l’art du XXe siècle. Comme on l’a découvert à la lecture de la Gazette n° 43, page 199, la scène emprunte au cubisme tout en gardant les atouts d’une figuration très rythmée, voire musicale (Survage commence en effet à gagner sa vie comme accordeur de piano). Moderne Olympia, elle mêle la nudité d’une femme à la tenue habillée de son amant, vus tous deux à travers un prisme déformant. C’est la parfaite illustration de son travail d’alors, nommé «Rythmes colorés», et débuté en 1912, qui trouvera son achèvement dans l’accrochage du Salon des indépendants de 1914. Quant à Pablo Picasso, créateur solaire et intarissable, il était l’auteur de deux plats en argent massif, aux visages stylisés, datés de 1956. Entreprise à la fin de cette année, pour finir en 1961, la production en métaux précieux de l’artiste (plats, vases, compotiers, etc.) a été confiée à l’orfèvre François Hugo. La technique utilisée est le «repoussé-ciselé», consistant à battre une feuille de métal sur un moule de bronze. Ces matrices ont été elles-mêmes coulées en négatif sur des empreintes originelles en terre. Le premier de ces plats, intitulé Vallauris, était adjugé 48 260 €, et le second, Dormeur, partait à 40 640 €. Le lendemain 17 décembre, la vedette de la vente s’avérait être Laurence Jenkell, l’artiste psychanalysant les sucreries emballées dans tous leurs états : son Bonbon drapeau du Liban culminait à 46 990 €. Une sculpture en résine peinte de Robert Combas, Jason, datée de 2004, suivait, appréciée à 36 830 €, elle-même talonnée à 25 400 € par une technique mixte de Jim Dine, baptisée en 1984 Heart and Skull. Concluons sur un ensemble très apprécié de Chéri Samba, d’où se détachait une sulfureuse Résurrection de Sodome et Gomorrhe, acrylique sur toile décroché à 26 670 €, et Le Prophète en difficulté de prophétie, à 20 320 €. 

 

Pablo Picasso (1881-1973), Vallauris - 1956, plat en argent massif, Pierre Hugo orfèvre (poinçon de maître), signé et numéroté 15/20 au dos, diam. 41,
Pablo Picasso (1881-1973), Vallauris - 1956, plat en argent massif, Pierre Hugo orfèvre (poinçon de maître), signé et numéroté 15/20 au dos, diam. 41,5 cm, poids 1 850 g.
Adjugé : 48 260 €
© Succession Picasso 2018

art moderne et contemporain, céramiques, argenterie, sculptures, bronzes
samedi 16 décembre 2017 - 13:00 (CET) - Live
20, rue Jean-Jaurès - 06400 Cannes
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