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L’âge tendre selon Léonard Foujita

Le 31 janvier 2019, par Philippe Dufour

À Bourges, Léonard Foujita jouait les vedettes avec deux pièces emblématiques, une aquarelle au thème virginal et un ouvrage important, illustré de sa main. La première se nommait Les Deux Sœurs et portait la date de 1953 ; caractéristique de sa production de l’après-guerre, elle met en scène deux adolescentes sur un mode…

L’âge tendre selon Léonard Foujita
Tsuguharu Léonard Foujita (1886-1968), Les Deux Sœurs, 1953, aquarelle, 32,3 x 23,2 cm.
Adjugé : 88 851 €

À Bourges, Léonard Foujita jouait les vedettes avec deux pièces emblématiques, une aquarelle au thème virginal et un ouvrage important, illustré de sa main. La première se nommait Les Deux Sœurs et portait la date de 1953 ; caractéristique de sa production de l’après-guerre, elle met en scène deux adolescentes sur un mode où passe l’influence d’un autre et célèbre Léonard. Pose à la Mona Lisa, yeux globuleux, tenue Renaissance : tout indique cette filiation. Une feuille délicate qui provenait de la galerie parisienne Romanet, et se dotait désormais d’un certificat de Sylvie Buisson en date du 18 décembre 2018, avant de figurer prochainement dans le volume 4 du catalogue raisonné. L’un des adeptes de ce style aux références savantes déboursait pour l’acquérir 88 851 €. Autre création notable de l’artiste d’origine japonaise, ce célèbre in-folio intitulé Les Petits Métiers et Gagne-Petit édité en 1960 (voir Gazette n° 2, page 92). En feuilles sous emboîtage, l’ouvrage s’affichait comme le n° 61 sur 261 exemplaires, et comportait surtout vingt bois gravés en couleurs, alors que l’Autoportrait du frontispice était tiré sur soie. Estimé entre 7 500 et 8 000 €, ce répertoire très poétique des petits métiers citadins s’arrachait pour 25 000 €. La vacation dévoilait également quelques pièces mobilières hors du commun, à commencer par un somptueux cabinet de voyage en placage d’ivoire, haut de 88 cm, acheté 19 211 €. Parfait exemple de l’art anglo-indien autour de 1800, il a certainement été fabriqué dans un atelier de Vizagapatam, ville aujourd’hui située dans l’État d’Andhra Pradesh, mixant le style britannique pour le bâti et certains thèmes architecturaux palladiens, aux riches motifs floraux indiens pour sa décoration. Quant à l’ébéniste et décorateur Maurice Dufrêne, son travail original était représenté par plusieurs pièces importantes. En tête, une paire de buffets en placage de palissandre art déco, déménagés pour 5 523 €, suivie par une commode en acajou, placage de frêne blond et palissandre achetée 4 562 €, ou encore ce paravent à quatre feuilles en laque rouge vendu 4 375 €. 

tableaux, mobilier ancien et contemporain, objets d'art, art déco
samedi 26 janvier 2019 - 10:00 (CET)
11, rue Fulton - 18000 Bourges
Michel Darmancier et Olivier Clair
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