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La villa Cavrois recouvre une partie de son mobilier

Le 23 janvier 2019, par Anne Doridou-Heim

Dès qu’il a appris l’imminence de la mise en vente de cet ensemble de quinze pièces de mobilier, réparties en six lots et acquises en juillet 1986 directement auprès des héritiers de Mme Cavrois (tout juste décédée)  et demeurées depuis la propriété du même acquéreur , Jocelyn Bouraly, administrateur de la villa Cavrois,…

La villa Cavrois recouvre une partie de son mobilier
Robert Mallet-Stevens (1886-1945), enfilade en placage de bois de palmier ouvrant en façade par quatre portes, pièce unique dessinée entre 1929 et 1932pour la chambre des parents de la villa Cavrois, bâti et intérieur changés par Pierre Barbe (1900-2004) vers 1947/1948 à la demande de M. Cavrois, 96 x 360 x 46 cm.
Adjugé : 64 000 €

Dès qu’il a appris l’imminence de la mise en vente de cet ensemble de quinze pièces de mobilier, réparties en six lots et acquises en juillet 1986 directement auprès des héritiers de Mme Cavrois (tout juste décédée)  et demeurées depuis la propriété du même acquéreur , Jocelyn Bouraly, administrateur de la villa Cavrois, gérée par le Centre des monuments nationaux, s’est mobilisé. Il s’agissait en effet d’une occasion rare de rendre à la demeure un petit morceau de son magnifique intérieur. Vendredi dernier, la satisfaction était donc grande de pouvoir préempter ces objets et meubles conçus par Robert Mallet-Stevens (1886-1945), pour un montant total de 323 840 €. La paire de bergères à oreilles réalisées pour le hall-salon était adjugée 76 800 € (voir Gazette n° 42 page 77), une lampe à poser au pied sphérique en laiton pour la même pièce, à 83 200 €, une suite de neuf chaises pour la salle à manger des parents à 40 960 €, tandis que l’enfilade en deux éléments conçue pour la chambre parentale, modifiée vers 1947-1948 après la mort de l’architecte et designer donc par Pierre Babe, membre de l’Union des artistes modernes, recevait 64 000 €. Ce dernier l’a insérée dans un bâti beige qui la ceinture. Retour à la maison également pour une chaise de type visiteur du bureau de M. Cavrois, à 38 400 €, ainsi qu’un tabouret caractéristique des lieux et dessiné pour une salle de bains, à 20 480 €. Bien sûr, ce ne sont que de petits bouts d’un magnifique ensemble, qu’il sera totalement impossible à restituer dans son intégrité tant les objets d’ameublement se sont trouvés dispersés, mais c’est une première pierre importante qui on l’espère mènera à d’autres redécouvertes. Après des années d’abandon et de délabrement voire de désossement , privée de son mobilier et de ses décors de marbre, la villa, considérée à juste titre comme le chef-d’œuvre de Mallet-Stevens, a été achetée par l’État en 2001 et a pu ouvrir ses portes au printemps 2015, au terme d’une restauration exemplaire dirigée par Michel Goutal, architecte en chef des monuments historiques. Le monde de l’art dans son ensemble a salué le résultat et cette réouverture et, depuis, elle est devenue l’un des lieux incontournables du nord de la France. Ces quelques meubles apporteront une raison supplémentaire…
 

arts décoratifs et sculptures du XXe
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