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La vie des bêtes

Le 28 février 2019, par Claire Papon et Anne Foster

Espèce unique au monde, le manchot empereur est un champion de plongée sous-marine  jusqu’à 550 mètres  et le seul oiseau pouvant vivre toute son existence sans poser une seule fois les pieds sur la terre ferme. Sans oublier son adresse d’équilibriste au moment de transférer les précieux œufs des pieds de la femelle à ceux…

La vie des bêtes
Armand Petersen (1891-1969), Manchot empereur, sculpture en bronze à patines noire et dorée, modèle créé en 1968, cire perdue de Clementi numérotée EA III/IV, h. 49 cm.
Estimation : 25 000/30 000 

Espèce unique au monde, le manchot empereur est un champion de plongée sous-marine  jusqu’à 550 mètres  et le seul oiseau pouvant vivre toute son existence sans poser une seule fois les pieds sur la terre ferme. Sans oublier son adresse d’équilibriste au moment de transférer les précieux œufs des pieds de la femelle à ceux du mâle, afin de les garder au chaud. Les conditions sont rudes sur ces couches de glace flottantes, où le mercure peut descendre jusqu’à - 50° et le vent souffler à plus de 200 km/h. L’atmosphère devrait être plus chaleureuse pour accueillir cette fonte posthume d’Armand Petersen. Le modèle fut créé en 1968 et est un classique de cet artiste qui a choisi l’art animalier dès 1926, une douzaine d’années après son premier séjour à Paris. Formé à l’École d’arts industriels à Genève, initié au modelage dans l’atelier du sculpteur animalier hongrois Béla Markup, Armand Petersen fréquente assidûment la fauverie du Jardin des Plantes à Paris, et se joint au groupe de François Pompon, qui enseigne sa méthode sur le terrain. En 1927, lors de la première exposition des «Animaliers» à la galerie d’Edgar Brandt, ses œuvres côtoient celles de Sandoz, d’Artus, de Pompon… Mais à la différence de celles de ce dernier, ses bêtes, petites ou grandes  hippopotame, rhinocéros, antilope, écureuil, panthère, lapin, fennec ou aigle, entre autres , sont toujours représentées sur le qui-vive. Petersen conserve au lendemain de la guerre la même tendresse pour ses modèles, qu’il sculpte souvent en taille réelle et rarement en groupe. Notre bronze figure en bonne place dans cette vente, entre un Crocodile d’Antoine-Louis Barye (4 000/6 000 €), un Rhinocéros d’Asie (pièce unique, 12 000/15 000 €) et une paire de candélabres Ours et singes (30 000/40 000 €) estampillés Christophe Fratin, et des œuvres de François Pompon, dont une Pintade (fonte ancienne, 25 000/30 000 €). Le plus difficile à apprivoiser devrait être un Lion couché dévorant de Rembrandt Bugatti (voir couverture Gazette n° 6, page 6), pour lequel 200 000/300 000 € sont demandés. N’est pas le roi des animaux qui veut…

bronzes animaliers du XXe
vendredi 08 mars 2019 - 14:00 (CET) - Live
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