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La vie de village par Maurice de Vlaminck

Publié le , par Philippe Dufour

En 1925, à presque 50 ans, Maurice de Vlaminck se retire loin de la vie parisienne, dans sa maison de La Tourillière à Rueil-la-Gadelière, dans l’Eure-et-Loir. Il s’y installe avec son épouse Berthe Combe pour y peindre, tout en gardant des liens serrés avec la capitale. L’environnement campagnard semble l’avoir inspiré,...

Maurice de Vlaminck (1876-1958), Bouquet de fleurs, huile sur toile, 55 x 46 cm.... La vie de village par Maurice de Vlaminck
Maurice de Vlaminck (1876-1958), Bouquet de fleurs, huile sur toile, 55 x 46 cm.
Adjugé : 55 260 

En 1925, à presque 50 ans, Maurice de Vlaminck se retire loin de la vie parisienne, dans sa maison de La Tourillière à Rueil-la-Gadelière, dans l’Eure-et-Loir. Il s’y installe avec son épouse Berthe Combe pour y peindre, tout en gardant des liens serrés avec la capitale. L’environnement campagnard semble l’avoir inspiré, rues de bourgades et routes solitaires animant ses compositions aux cieux tourmentés, tout particulièrement dans sa dernière période, celle de l’après-guerre. C’est d’ailleurs l’hiver et ses lumières sombres, aux contrastes noir et blanc, que l’artiste traduit le mieux, comme on pouvait en juger à travers deux toiles mises en vente à Orléans. La première (voir Gazette n° 13, page 142) décrivait une scène crépusculaire et ses empâtements neigeux, sous le titre d’Hiver, route sous la neige ; elle trouvait preneur pour 44 208 €. La seconde, située au cœur de la même saison, s’intitulait Hiver, le tabac du village, égayée cette fois par la silhouette d’un homme devant le modeste commerce ; elle changeait de mains moyennant 41 752 €. Composé de couleurs primaires, bleu, rouge et jaune, un Bouquet de fleurs, dans un pichet de faïence blanche, et toujours de la main de Vlaminck, apportait ensuite sa note joyeuse ; il inscrivait l’enchère la plus forte de la vacation : 55 260 €. Rappelons que ces trois œuvres ont appartenu à un expert forestier, André Kretly, qui gérait aussi les bois de l’artiste ; elles étaient demeurées depuis à Mortagne-au-Perche, dans sa descendance. La peinture n’était pas la seule à être conviée à cette vacation : une Triumph «Stag» attisait également les désirs des passionnés d’automobilia. Pour ce modèle de 1976, de couleur French Blue, on finissait par faire vrombir la somme de 18 420 €. Mentionnons, en guise d’épilogue, un très curieux calvaire à musique, en bronze doré et patiné, à base hexagonale, datant du XVIIIe siècle, qui jouait ses airs sacrés pour 5 158 €.

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samedi 06 avril 2019 - 14:15 (CEST)
64, rue du Faubourg-Madeleine - 45000 Orléans
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