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La préhistoire du cinéma avec le phénakisticope

Le 22 mars 2018, par Philippe Dufour

Bien avant l’invention du cinéma par les frères Lumière, d’autres appareils aujourd’hui oubliés cherchaient à rendre l’image en mouvement. On en retrouvait beaucoup, en ce samedi 17 mars, à Chartres, où une cinquantaine d’amateurs en salle, et autant au téléphone, se partageaient ces rares témoignages. En tête, un phénakisticope…

La préhistoire du cinéma avec le phénakisticope
E. Ducretet, phénakisticope à projection, disque à huit lentilles, acajou, laiton, fonte, h. 69 cm, diam. 37 cm.
Adjugé : 12 240 €

Bien avant l’invention du cinéma par les frères Lumière, d’autres appareils aujourd’hui oubliés cherchaient à rendre l’image en mouvement. On en retrouvait beaucoup, en ce samedi 17 mars, à Chartres, où une cinquantaine d’amateurs en salle, et autant au téléphone, se partageaient ces rares témoignages. En tête, un phénakisticope fabriqué par E. Ducretet qui, avec 12 240 €, multipliait par trois son estimation. Cette machine optique, inventée en 1832 par le Belge Joseph Plateau, donne l’illusion du mouvement attribué à la persistance rétinienne ; elle se compose d’ordinaire d’un disque en carton percé de quatre à six lentilles comportant une image, mais en actionnant ce disque, et en regardant dans une fenêtre, on voit une séquence animée. Fait inhabituel, notre exemplaire, de projection, comportait huit lentilles et était réalisé en acajou, laiton et fonte. Autres exemples de ce précinéma, les lanternes magiques répondaient aussi à l’appel, et en particulier ce modèle «tour Eiffel» d’Aubert, en fer blanc doré et rouge, dans un état «grenier» qui remportait néammoins 8 670 €. Une seconde, dite «La leçon de choses», du même fabricant, s’illuminait pour 4 200 €. L’autre versant de la vente était constitué d’œuvres de Georges Méliès (1861-1938) rassemblées par le collectionneur André Cauvin ; on y découvrait pour 7 200 € un dessin à l’encre et lavis du cinéaste et illusionniste, représentant le septième tableau de l’opéra Paul et Virginie, de Victor Massé. Concluons sur l’enchère enregistrée pour un objectif Boyer, de Paris, le modèle Saphir 1.4/50 mm, réalisé dans les années 1930, acheté 19 200 € par le marché asiatique. 

appareils photographiques, pré-cinéma
samedi 17 mars 2018 - 09:30 (CET)
Galerie de Chartres, 7, rue Collin-d'Harleville - 28000 Chartres
Ivoire - Galerie de Chartres (Gody-Baubau - Maiche - Paris - Rivière)
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