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La Pintade vue par François Pompon

Le 22 mars 2018, par Philippe Dufour

L’œuvre d’un des grands artistes originaires de Côte-d’Or, François Pompon, né à Saulieu en 1855, changeait de mains à Dijon ce jeudi 15 mars, pour 62 730 €. Cette fois, c’est une Pintade qu’il avait statufiée, grâce à une fonte en bronze à la cire perdue. Si le modèle a été créé vers 1910-1912, cette épreuve, due à son…

La Pintade vue par François Pompon
François Pompon (1855-1933), Pintade, modèle créé vers 1910-1912, épreuve du 19 avril 1924, bronze patiné brun noir nuancé, fonte à la cire perdue, signée, cachet de fondeur cire perdue A. A. Hébrard et numéro de tirage (11), 20 x 24,5 x 10,5 cm.
Adjugé : 62 730 €

L’œuvre d’un des grands artistes originaires de Côte-d’Or, François Pompon, né à Saulieu en 1855, changeait de mains à Dijon ce jeudi 15 mars, pour 62 730 €. Cette fois, c’est une Pintade qu’il avait statufiée, grâce à une fonte en bronze à la cire perdue. Si le modèle a été créé vers 1910-1912, cette épreuve, due à son fondeur attitré A. A. Hébrard, date du 19 avril 1924. Provenant de la collection Armand Dreyfus, elle fut acquise en mai 1924 ; on sait qu’il en existe environ soixante-huit exemplaires. Une belle illustration de l’art du sculpteur, qui fait la part belle aux formes parfaitement lisses et polies, appliquées même aux animaux domestiques les plus modestes, et qui finiront par le faire reconnaître, à 67 ans. «J’aime la sculpture sans trou ni ombre», confiera-t-il… Pour 61 500 €, on devenait ensuite le nouveau propriétaire d’un couteau de découpage du XVe siècle, appelé par ses précédents collectionneurs, «couteau du duc de Bourgogne» (voir Gazette n° 10, page 150. Ce qu’il y a de sûr, c’est qu’il s’agissait à d’un artefact de très haute qualité, ayant sans doute appartenu à un premier écuyer tranchant, pour découper les viandes des convives de marque lors des banquets. En appui de cette affirmation, les matériaux précieux qui le composent : le cristal de roche de son manche pour commencer, orné d’azur semé de fleurs de lis d’or (indiquant une origine princière ou ducale), son extrémité et sa virole en argent gravé doré, ensuite, portant des inscriptions en caractères gothiques («LAUS» et «SAINTILE»). L’étui, réalisé, lui, au XVIIe ou XVIIIe siècle, en maroquin rouge, est d’ailleurs constellé de fleurs de lys ; il contient une deuxième lame, médiévale. De style antique, un collier en or jaune composé de cinq baguettes articulées supportait 23 breloques montées en chute, reproduisant des monnaies antiques en or aux effigies de divinités méditerranéennes (Phytelia, Ainos, Phokis, Omphale, Selia, Tanit, Hera, etc.). D’un poids de 84,7 g, ce bijou original et signé Van Cleef & Arpels, partait à 36 900 €. 

tableaux, mobilier et objets d'art, bijoux, montres, Haute Époque, tableaux anciens et modernes, bronzes
jeudi 15 mars 2018 - 18:00 (CET)
13, rue Paul-Cabet - 21000 Dijon
Sadde Hôtel des ventes de Dijon
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