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La Chine rouge de Robert Rauschenberg

Le 14 février 2019, par Philippe Dufour

Les procédés de l’impression moderne appliqués à l’art pur, selon les préceptes de Robert Rauschenberg, faisaient ici recette. Explication : à partir de clichés pris en Chine, l’artiste new-yorkais a tiré vingt et une photogravures, de couleur magenta. Toutes signées et datées, elles ont été assemblées dans un portfolio…

La Chine rouge de Robert Rauschenberg
Robert Rauschenberg (1925-2008), China Mix, 1983, portfolio de 21 photogravures, Iris éditions, signées, numérotées 3/40 et datées au crayon, 52,5 67 cm.
Adjugé  : 28 750 

© ROBERT RAUSCHENBERG FOUNDATION / ADAGP, PARIS, 2019

Les procédés de l’impression moderne appliqués à l’art pur, selon les préceptes de Robert Rauschenberg, faisaient ici recette. Explication : à partir de clichés pris en Chine, l’artiste new-yorkais a tiré vingt et une photogravures, de couleur magenta. Toutes signées et datées, elles ont été assemblées dans un portfolio intitulé China Mix, sorti en 1983 chez Iris éditions (voir Gazette n° 4, page 84). Témoignages de l’un des nombreux et lointains périples de Rauschenberg, qui le menèrent d’Israël à l’Extrême-Orient, ces feuilles nécessitaient 28 750 €. Le pape du pop art, Andy Warhol, était aussi présent, grâce à l’une de ses fameuses sérigraphies en couleurs, sur papier Lenox Museum Board, celle-ci datant de 1981 : Dracula. Elle met en scène le héros du roman de Bram Stoker, et appartient à la série plus large nommée « Myths », qui inclut aussi les personnages de Superman et Mickey Mouse. Rappelons que Warhol était lui-même surnommé par ses amis  en raison de son teint blafard et ses vêtements sombres  «Drella», sorte d’être hybride entre Dracula et... Cinderella ! L’œuvre, signée au crayon et numérotée 190/200, porte au dos le cachet à l’encre de Ronald Feldman Fine Arts. Dans le catalogue raisonné de Feldman & Schellmann, tome II, elle apparaît sous le numéro 264. Elle changeait de mains pour 16 875 €. Dans cette section dédiée à la peinture contemporaine, on relevait aussi une huile sur toile baptisée Chromatic, de 2018, et signée Mathieu Iquel (né en 1984). Pour cette étonnante vision nocturne, un collectionneur n’hésitait pas à débourser 5 625 €. Côté design, quelques noms célèbres , tel celui de Charlotte Perriand, auteur d’une banquette à structure tubulaire laquée noire, à assise en lame de bois vernissé et caisson latéral quadrangulaire, ouvrant par un tiroir à plateau en formica noir, achetée 7 700 €. Et pour 6 500 €, vous remportiez une paire de fauteuils «Koala » par Garouste et Bonetti, recouverte de tissu beige chiné sur piétement avant en bronze patiné mordoré. 

art moderne et contemporain, design
samedi 09 février 2019 - 14:30 (CET) - Live
8, rue de Castries - 69002 Lyon
Conan Hôtel d’Ainay
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