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La bonne fortune du sarcophage d’Hereky

Le 11 octobre 2018, par Philippe Dufour

Les mystères de l’Égypte éternelle à votre portée… À condition d’y mettre le prix, tout particulièrement dans le cas de ce couvercle de sarcophage en bois de cèdre peint, évoqué dans la Gazette n° 33 page 126. Le défunt est représenté coiffé du némès rayé, et paré d’un collier ousekh. Sur son ventre, sous les ailes déployées…

La bonne fortune  du sarcophage d’Hereky
Égypte, période ptolémaïque, 664-332 av. J.-C., couvercle de sarcophage au visage peint de couleur ocre, bois de cèdre stuqué et polychromé, 180 x 53 x 27 cm,
Adjugé : 71 920 €

Les mystères de l’Égypte éternelle à votre portée… À condition d’y mettre le prix, tout particulièrement dans le cas de ce couvercle de sarcophage en bois de cèdre peint, évoqué dans la Gazette n° 33 page 126. Le défunt est représenté coiffé du némès rayé, et paré d’un collier ousekh. Sur son ventre, sous les ailes déployées de la représentation d’Isis, sont présentées onze colonnes d’inscriptions hiéroglyphiques. À l’intérieur, on peut déchiffrer le nom de son destinataire : Hereky. Pour 71 920 €, vous emportiez cet élément funéraire, qui datait de la période ptolémaïque, soit de 305-30 av. J.-C. Si l’on ne connaît pas son lieu d’origine, on sait en revanche qu’il fut acquis par l’intermédiaire de Raymond Weill (1874-1950) en juillet 1913, au Caire, puis qu’il passa dans la collection Julien Bessonneau (1842-1916), avant d’être acheté auprès de ses descendants par les derniers propriétaires : Yvette et Jacques Deschamps. Ceux-ci avaient décidé de disperser leurs trésors, parmi lesquels un autre témoignage de l’ère pharaonique : ce masque en bois stuqué doré de sarcophage, aux yeux et sourcils incrustés de cuivre, d’albâtre et de pierre noire. Datant de la période saïte (664 à 525 av. J.-C.), il était adjugé 12 152 €. Direction l’empire romain ensuite, avec une voluptueuse Vénus anadyomène de type oriental, légèrement déhanchée et arborant des yeux en pâte de verre blanche et noire, dont le musée du Louvre expose un exemplaire similaire. En bronze à patine verte lisse, elle date du IIe ou IIIe siècle et valait bien 18 600 €. La déesse apparaissait aussi sous son nom grec, avec une Tête féminine d’Aphrodite proche du type de l’Aphrodite capitoline. Pour ce visage de marbre, taillé également à l’époque romaine, d’après un modèle hellénistique, vous aviez prévu 11 160 €. Plus ancien, car arrivé tout droit de l’Étrurie du IIIe siècle av. J.-C., s’avançait le lot suivant : une urne cinéraire de terre cuite ocre, en forme de sarcophage. Sa cuve représentait sur une face un combat entre quatre guerriers peut-être l’illustration de la légende du héros Echetlos. Sur le couvercle, une femme couchée, dont un exemplaire similaire figure au Metropolitan Museum de New York, attirait la somme de 10 168 €. 

archéologie, art d'Asie
mardi 02 octobre 2018 - 15:00 (CEST) - Live
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Chauviré & Courant - Enchères Pays de Loire
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