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La Belle époque vue par Zeytline

Le 29 mars 2018, par Philippe Dufour

Par sa naissance, Léon Zeytline était sans doute prédestiné à devenir l’un des chantres de la capitale française, où il vit en effet le jour en 1885. Cependant, c’est en Crimée qu’il est éduqué par sa mère, et s’ouvre à l’art sous la direction du peintre Ivan Aïvazovsky ; en 1900, il est admis à l’école de peinture et de…

La Belle époque vue par Zeytline
Léon Zeytline (1885-1962), Exposition universelle de 1900, huile sur toile, 73 x 100 cm.
Adjugé : 14 400 €

Par sa naissance, Léon Zeytline était sans doute prédestiné à devenir l’un des chantres de la capitale française, où il vit en effet le jour en 1885. Cependant, c’est en Crimée qu’il est éduqué par sa mère, et s’ouvre à l’art sous la direction du peintre Ivan Aïvazovsky ; en 1900, il est admis à l’école de peinture et de sculpture de Moscou. À son retour en France, au début des années 1920, Zeytline s’attache à faire revivre le Paris de la Belle Époque, qui devient son sujet de prédilection. Au Havre, dimanche 25 mars, une centaine d’œuvres provenant de son atelier illustraient brillamment cette production fleuve, emmenée par une spectaculaire toile intitulée Exposition universelle de 1900. On y retrouve la foule de visiteurs qui se précipitent au pied de la tour Eiffel vers les pompeux pavillons de la manifestation, au style éclectique, pendant que claquent au vent les drapeaux tricolores. 14 400 € étaient indispensables pour emporter cette scène pleine de vie. Le Champ-de-Mars et la tour Eiffel était une autre vision de ce secteur prestigieux, toujours située dans les années 1900 ; on pouvait l’admirer en échange de 8 400 €. Une Marchande de fleurs à la Conciergerie obtenait de son côté ces 6 000 €. Au rayon des sculptures, deux maîtres tiraient leur épingle du jeu. Tout d’abord, Roger Godchaux avec une Panthère tournant des alentours de 1930, un bronze à patine brun-noir d’une fonte à la cire perdue, portant le cachet de Susse Frères Éditeurs, à Paris, recueillait 17 400 €. Ensuite, pour 16 800 €, on achetait une Maternité de Baltasar Lobo, un bronze à patine brun-vert, numéroté 7/8, et également doté d’un cachet de Susse, mais des années 1970. Deux noms célèbres illuminaient encore les cimaises : celui de Jean Dufy, auteur d’un Bouquet sur fond bleu, une gouache appréciée à hauteur de 8 160 € ; et celui de Maurice Utrillo, qui signait un dessin fixant Deux personnages, aux crayons de couleur et à la craie pour 6 000 €. 

Tableaux modernes, objets d'art mobiliers, sculptures
dimanche 25 mars 2018 - 14:30 (CEST) - Live
77, rue Louis-Brindeau - 76600 Le Havre
Le Havre Enchères
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