L’Observatoire : à New-York, l’impossible baisse des loyers

Le 29 octobre 2020, par Agathe Albi-Gervy

L’année 2020 transforme les galeries new-yorkaises en véritables martyrs d’une crise insoluble.

 

Leurs demandes de baisse de loyer pour faire face aux conséquences du Covid n’aboutissent pas, et pour cause : selon une étude du professeur de droit Tim Wu relayée par Artnet, les propriétaires new-yorkais n’ont aucun intérêt à le faire. Selon le code fiscal américain, si un propriétaire baisse le loyer mensuel d’une galerie de 20 000 $ à 10 000 $, il ne pourra bénéficier d’aucun avantage fiscal, tandis que s’il laisse son espace vacant, il peut se déclarer en perte et en bénéficier. Wall Street a elle aussi sa part de responsabilité, les grandes banques procédant de plus en plus à une titrisation des hypothèques. Ainsi, si un propriétaire déjà en difficulté signe un bail avec une galerie pour un montant inférieur au loyer minimum déclaré dans son hypothèque, la banque peut saisir sa propriété. C’est ce type de pratiques qui avait fait exploser le marché en 2008, avec les conséquences que l’on connaît.

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