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L’élégance intemporelle de Jacques-Émile Ruhlmann

Publié le , par Philippe Dufour

Lors d’une vacation de deux jours consacrée aux arts décoratifs et à la peinture, le virtuose ensemblier art déco était plébiscité à travers l’un de ses luminaires.

Jacques-Émile Ruhlmann (1879-1933), lampe «bouillotte» en bronze chromé argent, abat-jour... L’élégance intemporelle de Jacques-Émile Ruhlmann
Jacques-Émile Ruhlmann (1879-1933), lampe «bouillotte» en bronze chromé argent, abat-jour en métal laqué bordeaux, h. 72 cm.
Adjugé : 35 060 €

Pour la grande Exposition coloniale tenue à Paris en 1931, Jacques-Émile Ruhlmann a réalisé l’aménagement du salon «Afrique» du musée des Colonies, situé à la porte Dorée. Sur son bureau en ébène de macassar, était disposée une lampe «bouillotte» à l’allure classique, mais revue et corrigée par le style art déco. En bronze chromé argent, à trois bras de lumière fuselés et rainurés, elle repose sur un socle à gradins avec motif central de grains stylisés et coiffé d’un abat-jour en métal laqué bordeaux (h. 72 cm). Dûment répertorié dans l’ouvrage de Florence Camard (éditions Monelle Hayot, 2009), ce luminaire était présent à Corbas grâce à l’un de ses exemplaires, qui devait se hisser jusqu’à 35 060 €. D’André Sornay, lui succédait une massive table de salle à manger en acajou clouté, à plateau rectangulaire rehaussé, reposant de chaque côté sur des montants évidés et terminés à la base par des lames de cuivre (76 196 100 cm) ; elle méritait bien 10 175 €. Et pour 7 370 €, on pouvait l’assortir d’une série de huit chaises en acajou clouté du même, à dossier carré incurvé garni de quatre pastilles en laiton et assises en moleskine grise (h. 85 cm). Le lendemain 27 avril, la peinture ancienne et moderne prenait la relève, entraînée par un tableau de l’époque romantique : Un prisonnier d’État sous Louis XIII de Marcel-Philibert Genod. Exposée à Paris au Salon de 1835 (n° 892), la toile est un bon exemple de la pérennité du style troubadour au sein de l’école lyonnaise. On y voit la femme du prisonnier tromper la vigilance des gardes, et descendre son enfant par la lucarne de la prison. Datant de 1833, l’œuvre (74 54 cm) a atteint 20 160 €. Atmosphère plus naturelle avec la toile du Belge César de Cock, représentant un Pêcheur à la rivière en 1875 (47 68 cm), qui constitue un bon exemple de ses variations autour de l’eau… Elle était récompensée par une enchère de 11 640 €.

mardi 26 avril 2022 - 14:00 (CEST) - Live
18, boulevard des Nations - 69960 Corbas
Bérard - Péron
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