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L’argenterie du XVIIIe, entre Hanovre et Montpellier

Publié le , par Philippe Dufour

D’Allemagne, une remarquable paire de bougeoirs en argent avait les faveurs du public brestois, tout comme une pièce du même métal précieux, due à un maître montpelliérain.

Allemagne, Hanovre, paire de bougeoirs en argent, entre 1708 et 1714, par le maître... L’argenterie du XVIIIe, entre Hanovre et Montpellier
Allemagne, Hanovre, paire de bougeoirs en argent, entre 1708 et 1714, par le maître «A. B», aux armes de Georges Louis de Brunswick-Lunebourg (1660-1727), h. 22 cm, poids 1 740 g.
Adjugé : 24 800 

C’est à Hanovre, qu’ont vu le jour entre 1708-1714, les deux accessoires (h. 22 cm, poids 1 740 g), destinés à l’éclairage d’un prince. Reposant sur un pied octogonal à gradins, à légère échancrure aux angles, ils sont dus au talent du maître orfèvre «A. D», dont ils portent la marque. Autre détail primordial : le blason aux armoiries de grand électeur et duc de Hanovre, chiffrées autour du blason «G. L. C». Les armes sont celles de Georges I Louis de Brunswick-Lunebourg (1660-1727)  en tant qu’électeur de Hanovre, prince du Saint-Empire romain germanique à l’origine de la lignée royale britannique, car sacré roi de Grande-Bretagne et d’Irlande sous le nom de George Ier, le 1er août 1714. Chaque bougeoir porte d’ailleurs sous le pied un numéro d’inventaire : 2 pour l’un et 20 pour l’autre. Pour s’en saisir, il fallait avoir prévu 24 800 €. Presque contemporaine, car datant de 1733-1734, une saucière, également en argent, portait la marque d’Ipolyte Garlet, orfèvre de Montpellier, reçu maître en 1720. De forme oblongue, elle repose sur un piédouche ovale mouluré. Aux extrémités, les becs verseurs s’ornent de mascarons à têtes d’indiennes coiffées de plumes. Au fond, on distingue une armoirie accostée de deux lions et surmontée d’une couronne comtale (22 16,5 cm, poids 378 g). Achetée à la galerie Jacques Kugel, à Paris, vers 1980, la belle pièce nécessitait ici 16 750 €. À 10 910 €, c’est un élégant gobelet en argent, exécuté à Paris vers 1714-1715 par Jacques Pollet (reçu maître en 1714), qui prenait la troisième place. De forme tulipe, il repose sur un pied circulaire à ressaut, godrons et gorge unie. La coupe porte à mi-hauteur un bandeau sous lequel alternent des feuilles lancéolées à entrelacs et des lambrequins (h. 9,5 cm, poids 165 g). À noter : l’objet provient de l’ancienne collection Pierre Jourdan-Barry.

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