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L’Amérique latine en peinture

Le 17 décembre 2020, par Sophie Reyssat

Domingo Ortiz porte haut les traditions mexicaines. François Lemoyne est préempté pour Versailles.

L’Amérique latine en peinture
Domingo Ortiz, école mexicaine du XVIIIe siècle, Portrait de sœur Juana, huile sur toile, 102 82,8 cm.
Adjugé : 482 100 €

Raretés sur le marché français, les tableaux latino-américains collectionnés par Enrique Freymann contribuaient largement au succès de cette dispersion d’œuvres anciennes (voir l'article Une Madone de Sassoferrato de la Gazette n° 43, page 144), qui récoltait 1 239 626 €. Ce Portrait de sœur Juana, signé Domingo Ortiz, était en effet propulsé à 482 100 € sur une estimation haute de 60 000 €. Les amateurs étaient sensibles au destin de la jeune Juana Valdes Tellez Caron, dont une inscription précise que son entrée au couvent Regina Celi, en 1797, a fait d’elle sœur Juana de Nura. Ce tableau a dû constituer l’image de son souvenir pour ses proches, une grande et ancienne famille de Mexico. La religieuse y est représentée avec des ornements caractéristiques de son pays, comme le grand médaillon de cuivre peint porté autour du cou, et la chandelle qu’elle tient à la main. Une autre toile avait valeur d’emblème, celle peinte par un artiste de l’école coloniale du XVIsiècle, livrant un véritable témoignage ethnographique en peignant La Danse du volador, bataillée à 284 320 €, soit le triple de son estimation. Des hommes se jetant du haut du mât pour invoquer les dieux et faire tomber la pluie, à la danse pratiquée au sol sur la droite de la composition, il a cherché à retranscrire les rites précolombiens encore en usage. Retour en Europe, avec François Lemoyne, et une redécouverte qui motivait une préemption pour le Musée national du château de Versailles, à hauteur de 71 500 € : une Étude de femme assise pour le plafond du salon d’Hercule à Versailles, à la pierre noire et craie blanche sur papier bleu (26 28 cm). Giovanni Battista Salvi, dit Sassoferrato, était évoqué par deux Madones du XVIIe siècle. À sa Vierge en prière, les amateurs préféraient sa Mater amabilis, célébrée à 39 000 € (51 40 cm).

École coloniale du XVIe siècle, La Danse du volador, huile sur toile (détail), 72,5 x 52,5 cm. Adjugé : 284 320 €
École coloniale du XVIe siècle, La Danse du volador, huile sur toile (détail), 72,5 52,5 cm.
Adjugé : 284 320 

jeudi 10 décembre 2020 - 14:30 - Live
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