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L’œil d’une styliste, de l’Empire ottoman à l’art déco

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 30 juin 2020 - 18:30 (CEST) - Salle Saint-Jean, 12, rue Jean-Nicot - 45140 Saint-Jean-de-La-Ruelle

Le tombak, le grès et l’ivoire composaient le menu de cette vacation où ont été présentées des artefacts d’une provenance très stylée, celle de Louise Boulanger.

Turquie ottomane, XVIIIe siècle, verseuse couverte de forme balustre sur piédouche... L’œil d’une styliste, de l’Empire ottoman à l’art déco
Turquie ottomane, XVIIIe siècle, verseuse couverte de forme balustre sur piédouche en tombak (cuivre doré), h. 38,5 cm.
Adjugé : 21 490 

Elle a ouvert sa maison de couture à Paris en 1923 et connu la célébrité avec ses modèles très sophistiqués, souvent photographiés par Vogue. Côté privé, Louise Boulanger (1878-vers 1950) s’est révélée une esthète au goût très sûr. Parmi les objets issus de son ancienne collection, brillaient deux verseuses couvertes en tombak, à panse balustre sur piédouche : elles ont été réalisées dans la Turquie du XVIIIe siècle dans ce fameux cuivre doré si apprécié des Ottomans. La première (h. 37 cm) porte un décor godronné alternativement lisse ou feuillagé, ainsi qu’un bouquet sur le couvercle ; la seconde (h. 38,5 cm), s’orne quant à elle d’un ciselé de cannelures torses simulées, avec inversion du décor et ligne ondulée en son centre. Elles inscrivaient respectivement 24 500 et 21 490 €. Louise Boulanger s’intéressait aussi à l’art de son époque, comme en témoigne un vase couvert signé Henri Simmen (voir l'article Un Henri Simmen de la collection Louise Boulanger de la Gazette n° 25, page 142), à la forme très végétale. Ce grès (h. 8,6 cm) à corps sphérique godronné et petit col rentré, à épais émail rouge orangé, est doté d’un couvercle floriforme d’origine, en ébène sculpté. Il attirait 21 121 €. Peut-être était-il posé sur la table d’appoint en bois laqué noir, signée du cachet «Jean Dunand laqueur» sous son plateau carré ? Il fallait compter 20 262 € pour ce modèle à angles en pans coupés et à jambes triangulaires pleines sur patin métallique (60 34,5 34,5 cm). À noter, cette table sera reproduite dans l’ouvrage Jean Dunand à paraître aux éditions Norma en novembre 2020, par Félix et Amélie Marcilhac. Quant à Georges Bastard, il laissait un vase en taille directe en ivoire, à corps conique et épais, au col arrondi ; signé du monogramme de l’artiste, daté 1930 et marqué en toutes lettres «G. Bastard», le bel objet (h. 16,3 cm, poids 2,150 kg) partait à 19 034 €.

tableaux, mobilier et objets d'art
mardi 30 juin 2020 - 18:30 (CEST)
Salle Saint-Jean, 12, rue Jean-Nicot - 45140 Saint-Jean-de-La-Ruelle
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