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Judit Reigl, grande dame de l’abstraction

Publié le , par Anne Doridou-Heim

Parfaitement harmonisée, une toile de Judit Reigl dans laquelle se mêlent rythme et geste s’exprimait au plus haut.

Judit Reigl (1923-2020), Harmonisation, 1961, huile sur toile, 127 x 145 cm. Adjugé :... Judit Reigl, grande dame de l’abstraction
Judit Reigl (1923-2020), Harmonisation, 1961, huile sur toile, 127 145 cm.
Adjugé : 154 880 

Depuis sa disparition l’année dernière, Judit Reigl est partout, sur les cimaises du musée des beaux-arts de Rouen ou celles de la galerie Laurentin – qui la défend depuis longtemps déjà – et aux enchères aussi ! Cette fois, c’est avec une Harmonisation peinte en 1961 qu’elle apparaissait, captant 154 880 €. Dans les années 1950, l’artiste franco-hongroise abandonne le surréalisme et les visions de cauchemar pour de premières œuvres non figuratives, composées de sinusoïdes tourmentées aux allures organiques. Manifestant son intérêt pour la peinture gestuelle américaine – alors que la plupart de ses contemporains venus de l’Est s’inscrivent dans le cadre de la deuxième école de Paris —, elle est alors l’une des rares femmes à la pratiquer. Elle se rapproche de Georges Mathieu, avec qui elle expose d’ailleurs en 1956 et 1957. Pour autant, elle tracera sa voie en toute indépendance. Entre 1959 et 1965, elle explore les «Écritures en masse», faites de puissantes formes noires en lévitation sur le fond écru de la toile, austères et monumentales. Cette vente présentait aussi une toile de Bernard Rancillac, disparu le 29 novembre. Il s’agissait d’un beau regard sur le pianiste Michel Petrucciani (100 100 cm) porté en 1997. Le peintre quittait la scène en musique et à 5 120 €.

mercredi 24 novembre 2021 - 14:00 (CET) - Live
Salle 16 - Hôtel Drouot - 75009
Blanchet & Associés
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