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Jothi-Sèroj, alchimiste de la haute joaillerie

Publié le , par Dimitri Joannides

L’ascension fulgurante de ce trentenaire parisien ressemble à celle de certains virtuoses de la Renaissance italienne. Il multiplie les créations spectaculaires sans se laisser griser par le succès.

Jothi-Sèroj, après le dessertissage d’un diamant de 25 ct ayant appartenu à Mazarin.... Jothi-Sèroj, alchimiste de la haute joaillerie
Jothi-Sèroj, après le dessertissage d’un diamant de 25 ct ayant appartenu à Mazarin.
© Édouard Nguyen
Diplômé de l’école Boulle à 20  ans, installé à son compte à  21, honoré de sa première commande royale à  27, exposé au Grand Palais à  28… Jothi-Sèroj (né en  1987) est un homme pressé. «Même si je réponds encore à des commandes de grandes maisons de la place  Vendôme, je suis d’abord un artiste», précise ce Benvenuto Cellini du XXI e   siècle. Se destinant initialement au design de haute joaillerie, il a en effet vite opté pour «une approche sculpturale plus personnelle». Désormais, il signe ou cosigne des commandes toutes plus spectaculaires les unes que les autres. À  sa sortie de l’école, où il voulait déjà être «le meilleur le plus vite possible», Jothi-Sèroj intègre un atelier de haute joaillerie sculpturale. Alors qu’il apprend le métier à l’ancienne, il ne tarde pas à se mesurer aux matières les plus précieuses  : «L’une de mes premières tâches a été de dessertir une pièce d’exception  : un diamant de près de 25  ct parfaitement pur et blanc, ayant appartenu à Mazarin.» Pourtant, au bout d’un an et demi, le tout nouvel artisan souhaite voler de ses propres ailes et vivre de la sculpture. «Mais rapidement, la…
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