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Jean-Baptiste-Marie Pierre

Publié le , par Claire Papon
Vente le 08 décembre 2020 - 11:00 (CET) - 5, avenue d'Eylau - 75116 Paris

Une paire de toiles de Jean-Baptiste-Marie Pierre La Savoyarde et Le Savoyard, rappelle une petite série de scènes de genre des débuts de sa carrière.

Jean-Baptiste-Marie Pierre (1714-1789), La Savoyarde, huile sur toile d’une paire,... Jean-Baptiste-Marie Pierre
Jean-Baptiste-Marie Pierre (1714-1789), La Savoyarde, huile sur toile d’une paire, 132 98 cm.
Estimation : 60 000/80 000 € (la paire)

Ces compositions attachantes ont été exécutées en 1745, après le retour d’Italie (1735-1740) et la réception à l’Académie le 31 mars 1742 de Jean-Baptiste-Marie Pierre. Elles n’étaient connues jusqu’à aujourd’hui que par des gravures de Nicolas de Larmessin (1684-1755), qui leur donnent leur titre et une dimension morale. Au XVIIIe siècle, le Savoyard tient souvent une lanterne magique et une boîte à marmotte, nom d’une coiffure de femme du peuple faite d’un mouchoir ou d’un fichu. Quant à La Savoyarde, il est probable qu’il s’agisse du tableau exposé au Salon de 1745 sous le titre Une marmotte avec plusieurs enfants. À cette même veine appartiennent La Maîtresse d’école, Le Ménage, La Leçon de grand-mère et La Lanterne magique, autant de scènes de genre qui lui vaudront le succès. Passionné par les sujets rustiques et le théâtre de rue, le comte de Caylus fut au début des années 1740 l’un des principaux soutiens de Jean-Baptiste-Marie Pierre. Premier peintre du roi pendant dix-neuf ans et directeur de l’Académie royale de peinture et de sculpture, ce protégé de la marquise de la Pompadour fut l’un des artistes les plus admirés de son temps, répondant à des commandes d’amateurs, des Bâtiments du roi et de l’Église. Nos tableaux sont conservés dans la même collection depuis le début du XXe siècle. Alentours on surveillera une paire de Scènes de corrida du Sévillan José Antonio de La Vega du milieu XIXe (8 000/12 000 €), une amusante suite de quatre statuettes en cire polychrome figurant des soldats, travail napolitain de la fin du XVIIIe siècle (6 000/8 000 €), et deux grands cratères (formant paire) en bronze ciselé doré reprenant la forme et le décor des vases Borghèse et Médicis de pampres de vigne, cortège bachique et héros de la mythologie grecque. Réalisés à la fin de l’époque Empire, dont l’un par Pierre- Philippe Thomire, ils témoignent du goût pour l’antique au début du XIXe, et sont attendus à hauteur de 18 000/20 000 €.

mardi 08 décembre 2020 - 11:00 (CET) - Live
5, avenue d'Eylau - 75116 Paris
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