Jane Kallir

Le 21 novembre 2019, par Agathe Albi-Gervy

À Manhattan, elle transforme la galerie St. Etienne en fondation

 © Julienne Schaer

Après Shane Campbell à Chicago et Francis Naumann à New York, St. Etienne est la troisième grande galerie d’art américaine à déclarer subir le désintérêt croissant des collectionneurs pour le moderne au profit du contemporain. Si les deux premières ont mis la clé sous la porte, l’enseigne de Manhattan a décidé de se transformer en fondation – la St. Etienne Foundation –, laquelle attribuera des bourses, publiera des catalogues raisonnés, collaborera avec des institutions muséales et numérisera ses archives. Un travail de chercheuse qui constitue finalement déjà la principale activité de sa directrice, Jane Kallir, souvent sollicitée pour des demandes d’authentification et de provenance. La petite-fille du fondateur de l’enseigne a, de surcroît, réalisé combien notre époque manquait de véritables connaisseurs et chercheurs sur le marché, les commerciaux ayant bien souvent remplacé les historiens de l’art à la tête des galeries importantes. Son grand-père, Otto Kallir, a ouvert son commerce à Vienne en 1923, sous le nom de «Neue Galerie», avant de le transférer à New York en 1939. C’est là que Jane naît en 1954, là aussi qu’elle obtient, en 1976, son diplôme d’histoire de l’art à l’université Brown. Un an plus tard, elle commence à collaborer avec son grand-père. Elle est par ailleurs l’autrice d’une vingtaine d’ouvrages, et la spécialiste mondiale d’Egon Schiele.

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