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Incontournable Barye !

Le 14 février 2019, par Caroline Legrand

Un grand classique… Le Cheval turc d’Antoine Louis Barye est emblématique du travail de ce sculpteur animalier, considéré par beaucoup comme le plus important du XIXe siècle. Théophile Gautier ne le surnommait-il pas «le Michel-Ange de la ménagerie» ? Avec Barye, le cheval efface son maître, il devient le protagoniste principal.…

Incontournable Barye !
Antoine Louis Barye (1795-1875), Cheval turc n° 1, bronze à patine brun-vert nuancé, signé, fonte atelier Barye, vers 1857-1875, 39,3 33,1 13 cm.
Estimation : 30 000/40 000 

Un grand classique… Le Cheval turc d’Antoine Louis Barye est emblématique du travail de ce sculpteur animalier, considéré par beaucoup comme le plus important du XIXe siècle. Théophile Gautier ne le surnommait-il pas «le Michel-Ange de la ménagerie» ? Avec Barye, le cheval efface son maître, il devient le protagoniste principal. La plus belle conquête de l’homme est l’un des sujets d’étude favoris des peintres et sculpteurs animaliers de l’époque. L’origine de cette mode ? L’engouement pour les pratiques équestres, érigées en art de vivre par la haute société anglaise, imitée par les bourgeoisies et les aristocraties européennes. Dans la mouvance romantique, Théodore Géricault et Eugène Delacroix sont les premiers et les plus célèbres adeptes de la spécialité. Antoine-Louis Barye suivra bientôt leur exemple dans son propre domaine. Fils d’un orfèvre lyonnais installé à Paris, il débute comme apprenti chez un graveur de métaux à l’âge de 14 ans avant d’intégrer l’atelier du sculpteur Bosio, en 1816, puis celui du peintre Gros. Après un passage aux Beaux-Arts, où il commence à travailler d’après nature, il poursuit chez l’orfèvre Fauconnier, pour lequel il réalise, déjà, des modèles de petits animaux destinés à des surtouts de table. Soucieux de rester au plus proche de la nature dans ses œuvres, il se rend souvent au Jardin des Plantes, où il multiplie les études. Barye ouvre finalement sa propre fonderie de bronze en 1838. Un temps boudé par les officiels, encore sceptiques devant l’importance prise par l’art animalier, l’artiste trouvera néanmoins rapidement un public, tant français qu’américain, qui apprécie le réalisme et la puissance de ses sculptures. L’un de ses modèles les plus prisés est le Cheval turc, inspiré du groupe antique de Marc Aurèle et d’œuvres de la Renaissance, notamment de dessins de chevaux de Léonard de Vinci, destinés à la réalisation du monument de Francesco Sforza. Au cours de sa carrière, Barye en réalisera pas moins de sept versions différentes, avec des variations de taille, de forme de la base, mais aussi de position antérieur droit ou gauche levé. Ce Cheval turc première manière devrait ainsi intéresser les collectionneurs, notamment du fait qu’il est issu d’une fonte de l’atelier de l’artiste, donc de son vivant.

tableaux, mobilier et objets d'art, trains miniatures
dimanche 17 février 2019 - 10:00 (CET) - Live
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