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Hartung et Lee Ufan, duo gagnant

Le 04 janvier 2018, par Sophie Reyssat

En toute bonne mesure, et fidèles aux prévisions, six artistes obtenaient des résultats à six chiffres lors de ce nouvel opus de l’art abstrait et contemporain. Hans Hartung arrivait en tête, avec les 316 000 € obtenus pour sa composition sur toile de 1952, titrée T-1952-45 (voir Gazette 2017 n° 44, page 113). Bien plus…

Hartung et Lee Ufan,  duo gagnant
Lee Ufan (né en 1936), Dialogue, 2008, huile et pigments minéraux sur toile signée, datée et contresignée, 182 x 227 cm.
Adjugé : 303 600 €

En toute bonne mesure, et fidèles aux prévisions, six artistes obtenaient des résultats à six chiffres lors de ce nouvel opus de l’art abstrait et contemporain. Hans Hartung arrivait en tête, avec les 316 000 € obtenus pour sa composition sur toile de 1952, titrée T-1952-45 (voir Gazette 2017 n° 44, page 113). Bien plus habitué aux cimaises de Séoul, Hong Kong ou New York, Lee Ufan suivait de près, en s’offrant une jolie place sur le marché français, où il fait figure de rareté. À 303 600 €, l’œuvre reproduite obtient en effet le second meilleur prix décroché en France pour un tableau de la série «Dialogue», juste derrière une autre composition emportée pour 350 800 € en juillet 2017, au sein de la même maison (voir Gazette n° 28, page 59). La sensibilité asiatique s’exprimait également à travers une toile flamboyante et néanmoins méditative, réalisée en 1984 par Chu Teh-chun, pour laquelle l’artiste a choisi le titre de Lumières de l’âme. Moyennant 204 400 €, son nouveau propriétaire aura tout loisir de réfléchir à cette pensée philosophique de Tchouang-tseu : «la lumière qui fuse demande au néant sa forme»… Jean Dubuffet a lui aussi développé une réflexion sur l’esprit et la matière, sa peinture cherchant à rendre visible des états d’âmes. Site avec deux personnages, un acrylique sur papier marouflé sur toile négocié à 225 480 €, enferme ainsi deux silhouettes dans des cellules, isolées au cœur d’un espace dense comme l’inconscient. L’œuvre s’inscrit dans la série des «Psycho-sites» réalisée en 1981-1982, variant à l’infini les postures des personnages, pour décliner les «drames de la pensée». Côté figuration narrative, un grand amateur déboursait 104 000 € pour le triptyque de Bernard Rancillac, Cuba, nuit et jour, réalisé en 1968 et provenant de la collection personnelle de l’artiste, tandis que Valerio Adami récoltait 102 700 € pour Mies Van der Rohe à Chicago, acrylique de 1975-1977. 

art abstrait et contemporain
dimanche 17 décembre 2017 - 14:30 (CET) - Live
3, impasse des Chevau-Légers - 78000 Versailles
Versailles Enchères
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