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Georges Jacob, Thomire et une robe à la française

Le 14 mars 2019, par Philippe Dufour

Fondateur de la plus célèbre dynastie d’ébénistes français, Georges Jacob a été aussi le plus prolifique, accompagnant l’évolution du goût et des styles par un large éventail de formes, allant du Louis XV à l’Empire, en passant par le Louis XVI et le Directoire. Reçu maître en 1765, il use à ses débuts des courbes gracieuses…

Georges Jacob, Thomire et une robe à la française
Georges Jacob (1739-1814), mobilier de salon à dossier plat en bois laqué gris, mouluré et sculpté, vendu après faculté de réunion (deux marquises, un canapé, et deux suites de quatre fauteuils).
Adjugé : 56 250 

Fondateur de la plus célèbre dynastie d’ébénistes français, Georges Jacob a été aussi le plus prolifique, accompagnant l’évolution du goût et des styles par un large éventail de formes, allant du Louis XV à l’Empire, en passant par le Louis XVI et le Directoire. Reçu maître en 1765, il use à ses débuts des courbes gracieuses en vogue lors du règne du Bien-Aimé, mais dans une version très assagie, à l’image de cet important mobilier de salon à dossier plat en bois laqué gris, mouluré et sculpté, vendu en quatre lots (deux marquises, un canapé, et deux suites de quatre fauteuils). Ils triomphaient, grâce à une faculté de réunion, pour un total de 56 250 €. Parfaitement assortie à ces sièges élégants, une robe à la française des environs de 1760 créait la surprise ; confectionnée dans un superbe lampas, fond cannetillé de couleur corail, broché de soie polychrome, elle se présente comme un manteau à traîne, porté sur un corsage et un jupon à panier. Conservée dans la même famille depuis l’origine, elle changeait de demeure contre 13 125 €. Toujours dans le style du XVIIIe siècle, mais réalisée dans la seconde moitié du XIXe, une pendule monumentale, haute de 81 cm, en bronze doré et porphyre, partait à 14 375 € ; elle s’agrémentait de trois gracieuses jeunes femmes drapées soutenant une sphère à mouvement à cercle tournant. D’époque Empire, une paire de vases en bronze doré mat et brillant, de forme antique, signés «Thomire à Paris» (voir page 166) recueillait 13 125 € ; particulièrement élégants, ils portent un décor appliqué de deux sujets mythologiques : Ganymède et l’Aigle pour l’un, Hébé et sa coupe pour l’autre. Quant au cadre français, d’époustouflante broderie en ronde bosse (voir Gazette n° 8, page 98), et datant de la première moitié du XVIIe siècle, il était disputé jusqu’à 8 236 €. 
 

Pierre-Philippe Thomire (1751-1843), paire de vases en bronze doré mat sur piédouche avec décors appliqués, les deux signés «Thomire à Paris», époque
Pierre-Philippe Thomire (1751-1843), paire de vases en bronze doré mat sur piédouche avec décors appliqués, les deux signés «Thomire à Paris», époque Empire, h. 50 cm l. 49,3 cm.
Adjugé : 13 125 

bijoux, orfèvrerie, mobilier et objets d'art, textile
samedi 09 mars 2019 - 14:30 (CET) - Live
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