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Gentilhomme hollandais et vue vénitienne

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 17 novembre 2018 - 14:30 (CET) - Abbaye-aux-Dames, 11, place de L'Abbaye - 17100 Saintes

Ce Portrait d’homme à la collerette et au collier, une huile sur toile non signée, fait inévitablement penser à ses semblables, élaborés par le pinceau d’un grand maître du XVIIe siècle : Antoon Van Dyck. Aussi, lui a-t-on attribué cette représentation d’un gentilhomme, paré d’une impressionnante fraise et coiffé en toupet....

Attribué à Antoon Van Dyck (1599-1641), Portrait d’homme à la collerette et au collier,... Gentilhomme hollandais et vue vénitienne
Attribué à Antoon Van Dyck (1599-1641), Portrait d’homme à la collerette et au collier, huile sur toile, 67,5 x 54,5 cm.
Adjugé : 186 000 €

Ce Portrait d’homme à la collerette et au collier, une huile sur toile non signée, fait inévitablement penser à ses semblables, élaborés par le pinceau d’un grand maître du XVIIe siècle : Antoon Van Dyck. Aussi, lui a-t-on attribué cette représentation d’un gentilhomme, paré d’une impressionnante fraise et coiffé en toupet. En conséquence, l’enchère s’établissait à 186 000 € pour ce tableau, dont le modèle, selon l’historien de l’art Christopher Brown, se rapproche beaucoup de celui d’un portrait exposé aujourd’hui à la National Gallery de Dublin, et qui représenterait Frederick de Marselaer. Deux siècles plus tard, naissait en Autriche Rudolf von Alt, peintre talentueux de paysages alpin. Mais pas seulement : il se rendra à plusieurs reprises en Italie, pays qui constitue l’autre versant de son œuvre fort recherchée. La Lombardie, Rome ou Naples le retiennent particulièrement. En 1833, le voici à Venise, la cité des Doges, qui lui inspire une série de vues, dont ce Saint-Marc. L’artiste y joue savamment de l’ombre et de la lumière, ouvrant l’espace par une magistrale perspective en diagonale sur un ciel bleu traversé des lignes vermillon d’une rangée de mâts. Tant de brio ne pouvait qu’être récompensé, et notre panorama recevait 76 880 €. Charles Camoin, l’un des chantres du fauvisme, auquel il restera toujours fidèle, était présent avec Les Trois Baigneuses des alentours de 1939. Emblématique de sa veine sensuelle, l’huile sur papier marouflé rappelle sa passion pour la région de Saint-Tropez, où il finira par s’établir dans les années 1940. Pour goûter à cette ambiance voluptueuse, on devait avoir prévu 15 500 €. Cette journée avait été précédée de quelques bons résultats enregistrés la veille ; telle une collection de dessins d’Arnould de Vuez, originaire de Lille, mais qui travailla à Paris, voyagea en Italie et même à Constantinople. Ce bel ensemble (décrit par Mme Quinchon-Adam ) partait pour 13 640 €. Ce jour-là, la palme était remportée par une collection de flacons à sel, achetée 50 525 € par le musée Fragonard de Grasse. 
 

Rudolf von Alt (1812-1905), Venise, huile sur toile, 51 x 66 cm (détail). Adjugé : 76 880 €
Rudolf von Alt (1812-1905), Venise, huile sur toile, 51 x 66 cm (détail).
Adjugé : 76 880 €
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