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Franz Marc/August Macke L’Aventure du Cavalier bleu

Le 28 mars 2019, par Claire Papon

Musée de l’Orangerie. Jardin des Tuileries, place de la Concorde, Paris Ier, tél. : 01 44 77 80 07, www.musee-orangerie.fr - Jusqu’au 17 juin 2019.

Franz Marc/August Macke L’Aventure du Cavalier bleu
Franz Marc (1880-1916), Trois animaux (chien, renard et chat), 1912, huile et tempera sur toile, 80 105 cm, Kunsthalle Mannheim.
© Kunsthalle Mannheim/Cem Yücetas

En consacrant son exposition à Franz Marc (1880-1916) et August Macke (1887-1914), le musée de l’Orangerie clôt le cycle des commémorations de la Première Guerre mondiale. Et, surtout, permet de mieux connaître  voire de découvrir  la peinture de ces deux figures du mouvement expressionniste allemand, disparues sur le front en France. Avec une centaine de tableaux (peintures et œuvres sur papier) répartis en quatre sections, le visiteur découvre les paysages et les natures mortes, aux couleurs éclatantes des débuts de leur amitié à Munich en 1910, mais aussi des œuvres du Douanier Rousseau et de Paul Cézanne qui les influencèrent. Le parcours se poursuit avec l’effervescence des avant-gardes parisiennes, notamment le fauvisme et le cubisme. Si Franz Marc trouve dans l’animal son thème de prédilection, August Macke lui préfère les portraits. Sur les murs blancs, les couleurs vibrent. De Wassily Kandinsky (1866-1944), dont Franz Marc a fait la connaissance en 1911, sont montrés des gravures et des carnets de croquis, mais aussi quelques exemplaires de L’Almanach du Blaue Reiter. Publiés en mai 1912 à Munich à la manière des fascicules populaires imprimés de façon artisanale, l’ouvrage contient des textes des artistes et des illustrations. Les deux dernières salles montrent le tournant qui s’amorce durant l’année 1912. La manière de Franz Marc et August Macke devient plus heurtée, l’espace des toiles se difracte. Le chromatisme vibrant des Trois jeunes filles avec des chapeaux de paille de celui-ci témoigne de l’ascendant exercé par les œuvres de Robert et Sonia Delaunay. En avril 1914, durant son voyage en Tunisie, Macke livre, à travers une série d’aquarelles, sa vision lumineuse des paysages, ordonnés en damiers. On pense bien sûr à Paul Klee, avec lequel il séjourne, et dont une aquarelle vient souligner la proximité. Franz Marc, quant à lui, disloque les corps de ses animaux jusqu’à représenter, à la fin de sa vie, des formes totalement abstraites. Quels auraient été leurs chemins après le conflit ?

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