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Fleurs et paysages pour une vitrine de Majorelle

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 13 juillet 2018 - 14:00 (CEST) - 122, avenue Victor-Hugo - 21000 Dijon

En exergue à cette vacation dijonnaise, relatons la surprise créée par une paire de pots couverts en porcelaine de Chine, émaillée blanc-bleu. Ornés en partie de motifs géométriques islamisants, et de rinceaux de fleurs, ces vases, qui faisaient songer aux productions appréciées par les souverains persans ou ottomans, étaient...

Louis Majorelle (1859-1926), vitrine de salon, signé, noyer sculpté et marqueterie... Fleurs et paysages pour une vitrine de Majorelle
Louis Majorelle (1859-1926), vitrine de salon, signé, noyer sculpté et marqueterie de bois précieux et indigènes, 175 x 85 x 38 cm.
Adjugé : 5 084 €

En exergue à cette vacation dijonnaise, relatons la surprise créée par une paire de pots couverts en porcelaine de Chine, émaillée blanc-bleu. Ornés en partie de motifs géométriques islamisants, et de rinceaux de fleurs, ces vases, qui faisaient songer aux productions appréciées par les souverains persans ou ottomans, étaient disputés jusqu’à 27 800 €. Tout aussi fleurie, une vitrine de salon très aérienne retenait ensuite l’attention des acheteurs : il faut préciser qu’elle portait la signature, et la patte inimitable, d’un magicien de l’art nouveau, Louis Majorelle. Comportant un caisson central ouvrant par une porte, en partie vitrée, elle présentait des étagères latérales chantournées. Les colonnettes formant montants de façade et le fronton sont réalisés en noyer nervuré, et au décor floral finement sculpté. Certaines parties sont agrémentées de riches décors, en marqueterie de bois précieux et indigènes, tous différents. Beaucoup plus légère que les productions luxueuses d’acajou et de bronze, telle la vitrine aux orchidées du musée d’Orsay, cette pièce destinée à un plus large public, par l’ébéniste nancéien. En particulier avec la reprise de structures traditionnelles, qui se traduit ici par les lignes Louis XV de la partie basse et de ses quatre pieds sinueux. Pour en goûter tout le charme, il fallait prévoir 5 084 €. À 3 348 €, c’était une icône qui changeait de main, représentant la Mère de Dieu de Kazan. Peinte sur bois, elle était dotée d’une oklad (ou riza) en broderie de fils d’or, et d’un encadrement en bois doré ; réalisée dans un monastère à Kiev vers 1918, elle avait été offerte au général Denekin (1872-1947), commandant en chef de l’armée des volontaires pendant la guerre civile, après la libération de Kiev.

bijoux, argenterie, tableaux, mobilier et objets d'art, verreries, arts décoratifs du XXe
vendredi 13 juillet 2018 - 14:00 (CEST)
122, avenue Victor-Hugo - 21000 Dijon
Hôtel des Ventes Victor Hugo
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