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En flânant sur les boulevards, avec Raffaëlli et Smith

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 05 juin 2021 - 11:00 (CEST) - 12-14, rue Peyronnet - 33800 Bordeaux

Visions de la ville festive ou laborieuse, ces peintures fin de siècle se sont taillé la part du lion, tandis qu’un ours de __TexteRechercheEnGrasGuyotTexteRechercheEnGras__ séduisait les amoureux de la sculpture animalière. 

Jean-François Raffaëlli (1850-1924), Boulevard animé au printemps, Paris, huile sur... En flânant sur les boulevards, avec Raffaëlli et Smith
Jean-François Raffaëlli (1850-1924), Boulevard animé au printemps, Paris, huile sur toile signée, 64,5 81 cm.
Adjugé : 147 600 

147 600 € : c’est la somme notable que la toile de Jean-François Raffaëlli a remporté à l’issue d’une rixe d’enchères internationale. Boulevard animé au printemps, Paris (64,5 81 cm), la toile phare de la vente (voir l'article Paris s’exporte outre-Atlantique de la Gazette n° 21, page 127), présentait un pedigree irréprochable, provenant de la collection d’Alfred Reginald Allen, célèbre neurochirurgien de Pennsylvanie, qui a sans aucun doute acquis cette œuvre auprès de l’artiste, lors d’une exposition aux États-Unis en 1895. Pour cette période industrielle, une vision plus austère s’est aussi fait remarquer par son atmosphère si particulière : la peinture inédite du Bordelais Alfred Smith représentant Le Cours des Fossés à Bordeaux, datée de 1885 (32 41 cm), qui avait été acquise par le grand-père de l’actuel propriétaire à Paris vers 1890 (6 150 €). Touchante, la scène de genre signée Jean-Jules-Henry Geoffroy, dit Géo Geoffroy – l’un des meilleurs représentants du courant naturaliste –, faisait dialoguer une Jeune fille et son chien dans une toile (150 100 cm) qui raflait le beau résultat de 24 600 €. Les maîtres anciens n’étaient pas en reste : on commençait avec une toile en grisaille (43 48,5 cm) attribuée à Georges Lallemant, évoquant Saint Jean l’Évangéliste et l’empereur Domitien, et l’épisode miraculeux attirait 20 300 €. Quant à la paire de tableaux attribuée à Michele Marieschi, Caprice avec ruines près d’un pont et Caprice au bord d’un lac (73,5 113,5 cm), elle valait bien ces 22 150 €. Cependant, la sculpture animalière de la première moitié du XXe siècle trouvait aussi une expression achevée, à travers L’Ours polaire debout de Georges-Lucien Guyot, un modèle des environs de 1929, et exemplaire n° 6/7 (une épreuve identique a été présentée au Salon des indépendants, à Paris, la même année). Pour ce bronze à patine brun-noir nuancé, fonte à la cire perdue, signée et numérotée, portant le cachet « Susse Frs Cire perdue » (46 21 22,3 cm), il fallait offrir 44 300 €.

Georges-Lucien Guyot (1885-1973), Ours polaire debout, vers 1929, exemplaire n° 6/7, épreuve en  bronze à patine brun-noir nuancé, fonte à
Georges-Lucien Guyot (1885-1973), Ours polaire debout, vers 1929, exemplaire n° 6/7, épreuve en  bronze à patine brun-noir nuancé, fonte à la cire perdue, édition ancienne signée et numérotée sur la  terrasse, cachet Susse Fondeurs à la cire perdue, 46 21 22,3 cm.
Adjugé : 44 300 
samedi 05 juin 2021 - 11:00 (CEST) - Live
12-14, rue Peyronnet - 33800 Bordeaux
Briscadieu
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