Emmanuelle Haïm

Le 20 décembre 2018, par La Gazette Drouot

Après le Philadelphia Orchestra et le New York Philharmonic, la fondatrice et directrice artistique du Concert d’Astrée dirigera Pygmalion de Rameau, en janvier prochain, à l’opéra de Lille.

 
© Marianne Rosenstiehl

Êtes-vous plutôt peinture, objet, photo… ?
Je dirais plutôt peinture, bien que je sois très sensible aux objets, en particulier à ceux issus de l’artisanat. Ma mère, collectionneuse d’objets d’arts et de traditions populaires, abonnée à la Gazette, nous a transmis et légués nombre de pièces magnifiques, parfois insolites. Sa curiosité et la diversité de ses intérêts m’ont appris à apprécier différemment les objets qui nous entourent.
Votre dernier coup de cœur culturel ?
Le Louvre-Lens, dont j’adore l’extraordinaire galerie du Temps. Et aussi la trilogie Vader. Moeder. Kind de la compagnie Peeping Tom avec laquelle je dois collaborer dans le futur : leur univers très personnel m’a bouleversée.
Une œuvre que vous aimeriez posséder ?
J’aimerais beaucoup avoir une des scènes de Marthe au bain de Bonnard, même temporairement ! La variété des couleurs et l’intimité des scènes me touchent beaucoup. Sinon, pourquoi pas un Patinir : la profondeur de ses paysages me ravit. Mais, à vrai dire, je trouve le choix difficile et prendrais bien aussi un Picasso, un Matisse, un Klee et un Bosch.
L’artiste qui vous touche ?
Ils sont nombreux, mais peut-être Picasso, en raison de la puissance de son talent, si incroyablement varié.
Tendance FIAC ou Biennale Paris ?
Plutôt FIAC, bien que je n’y sois plus allée depuis longtemps par manque de temps.
Existe-t-il un fil conducteur dans vos acquisitions ?
Oui, ce sont celles d’artistes qui m’entourent, d’amis de la famille comme le peintre espagnol Francisco Bores, ou le peintre hongrois Miklos Bokor.

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