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Éloïse Van der Heyden, « … cause you’re playing with fire »

Publié le , par Virginie Chuimer-Layen

Forêt calcinée, robes de feu ou aux couleurs du temps, bois de cerf tels des vestiges d’une autre vie… le monde fabuleux de la plasticienne d’origine belge Éloïse Van der Heyden (née en 1983), formée aux Arts décoratifs de Paris, réinvestit les espaces de la galerie, après son exposition « Private Myth » de 2018. Un univers...

Éloïse Van der Heyden, exposition « …cause you’re playing with fire ». Courtesy Galerie... Éloïse Van der Heyden, « … cause you’re playing with fire »
Éloïse Van der Heyden, exposition « …cause you’re playing with fire ».
Courtesy Galerie Catherine Putman

Forêt calcinée, robes de feu ou aux couleurs du temps, bois de cerf tels des vestiges d’une autre vie… le monde fabuleux de la plasticienne d’origine belge Éloïse Van der Heyden (née en 1983), formée aux Arts décoratifs de Paris, réinvestit les espaces de la galerie, après son exposition « Private Myth » de 2018. Un univers truffé de ruines et de récits intimes, en lien avec la nature, notamment celle de la forêt de Fontainebleau où la créatrice réside et travaille. Au-delà de leur message environnemental, ses nouvelles œuvres continuent de témoigner de son intérêt pour le papier, la céramique, mais aussi les couleurs et les matériaux naturels. Éloïse Van der Heyden magnifie le papier – coréen ou japonais – par des jeux d’empreinte, ou en le teintant à l’indigo naturel, comme les céramiques qu’elle façonne. Dans les espaces de la galerie en étage, elle met en scène ses différentes pièces à travers des scénarios dignes de contes à la manière de Charles Perrault. Dans la première, elle mêle une robe de papier brûlé à des pierres récoltées en forêt et des arbres calcinés. L’écorce de ces derniers a été recréée à partir de l’empreinte du papier coréen sur les troncs carbonisés. L’atmosphère inquiétante et fantomatique de cette installation s’apaise dans le cabinet des arts graphiques, à travers des tableaux évoquant des ciels où la couleur indigo, mélangée aux pastel et graphite, prédomine. Un coloris profond que la plasticienne utilise encore pour teindre une autre robe de papier, auréolée d’un poème écrit au noir de fumée. Sensibles et mystérieuses, les pièces de cette artiste balancent entre une terre sauvage, ravagée, qui n’est plus, et des cieux dont les couleurs expriment l’espoir et le renouveau à venir. Onirique et personnelle, l’exposition sonne comme une mise en garde, à l’échelle universelle.

Galerie Catherine Putman,
40, rue Quincampoix, Paris IV
e, tél. : 01 45 55 23 06.
Jusqu’au 22 juillet 2021.
www.catherineputman.com
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