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Douceur primitive dans la Sérénissime

Publié le , par Anne Doridou-Heim

La tradition bellinienne se fait sentir sur ce panneau de Pietro degli Ingannati, un artiste documenté à Venise dans le deuxième tiers du XVIe siècle.

Pietro degli Ingannati (documenté à Venise entre 1529 et 1547), La Vierge à l’Enfant... Douceur primitive dans la Sérénissime
Pietro degli Ingannati (documenté à Venise entre 1529 et 1547), La Vierge à l’Enfant entre saint Jean-Baptiste et saint Joseph, panneau de peuplier, parqueté, 80 110 cm.
Adjugé : 59 800 

La toile de Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) à sujet de Perdrix rouge, lapin, citrons, oranges et bouilloire (voir l'article Gibier à plume et à poil de la Gazette no 25 du 28 juin, page 48) réplique d’une œuvre du peintre de 1746 n’étant pas vendue aux enchères, le regard se porte sur ce panneau de peuplier d’un artiste actif à Venise entre 1529 et 1547, Pietro degli Ingannati. On y retrouve l’influence des préceptes d’un maître de la dynastie ayant nourri l’art de la Sérénissime, Giovanni Bellini (vers 1430-1516). Le spatialisme d’Andrea Mantegna (1431-1506), la profondeur chromatique qui fera la richesse de la peinture vénitienne et une humanité prégnante habitent cette Vierge à l’Enfant entre saint Jean-Baptiste et saint Joseph, portée à 59 800 €. Le travail d’Ingannati s’inscrit dans le plein épanouissement de la Renaissance. Toutefois, si sur le plan intellectuel Venise développe un programme d’éducation laïque comprenant l’étude des langues et de la littérature classique , lui conserve dans le choix de ses sujets un attachement profond à la tradition religieuse. C’est par son traitement qu’il entre dans la modernité de l’époque.

mercredi 03 juillet 2019 - 14:30 (CEST) - Live
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