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Des Moai pascuans aux support/surface nîmois

Le 11 octobre 2018, par Philippe Dufour

La première partie de cet après-midi de septembre était dévolue à un «Voyage au cœur des mondes perdus». On débutait le périple par l’île de Pâques, avec les 44 200 € misés sur une statue anthropomorphe en bois dite moai kavakava. Elle présentait le caractéristique personnage debout, le ventre généreux et la cage thoracique…

Des Moai pascuans aux support/surface nîmois
Ile de Pâques, XIXe siècle. Statue anthropomorphe Moai kavakava, bois, ancienne patine d’usage miel et brune, incrustations d’obsidienne et de coquillages, 57 x 8 x 14 cm.
Adjugé : 44 200 €

La première partie de cet après-midi de septembre était dévolue à un «Voyage au cœur des mondes perdus». On débutait le périple par l’île de Pâques, avec les 44 200 € misés sur une statue anthropomorphe en bois dite moai kavakava. Elle présentait le caractéristique personnage debout, le ventre généreux et la cage thoracique marquée par des incisions régulières ; la bouche est ouverte, et les yeux incrustés d’obsidienne et de coquillage. Datant du XIXe, la figure avait été collectée à la fin de ce siècle par des chasseurs de baleines, avant d’entrer dans la collection Todd Barlin, à Sidney. Rappelons (voir le récent article Tendances sur le sujet dans la Gazette n° 33, page 24) que ce type de Moai kavakava n’est connu qu’à une cinquantaine de pièces… Direction la République démocratique du Congo ensuite, pour admirer une statue féminine en bois de couleur miel, enlevée à 32 500 €. Telle une Vénus callipyge, associée à un concept de fécondité, le personnage est nu, debout, le ventre orné de scarifications en relief, le torse, les mains et le visage de symboles incisés. Sa coiffe est délimitée par une crête tressée au centre et quatre chignons latéraux disposés en cascade. Elle provient des Zela, de la population Loba, qui vivent au nord du lac Moero ; leur art reflète l’influence stylistique de leurs voisins les Luba. À 18 heures, c’était au tour de la peinture moderne et contemporaine d’entrer en scène. Avec comme vainqueur toutes catégories avec 48 100 €, Moise Kisling, auteur d’une Jeune femme au pull rayé fixée sur toile autour de 1935. Provenant de la collection Elisabeth et Peter Cots, à New York, où elle se trouvait depuis 1976, elle était dotée d’un certificat de Marc Ottavi. La deuxième marche du podium revenait à Henri Le Sidaner, qui avait peint des Maisons au bord de l’estuaire en 1893, adjugées 45 500 € ; cette huile nocturne était passée par la galerie Georges Petit, de Paris, et les Watson Art Galleries, à Montréal. Quant à Claude Viallat présenté dans la Gazette n° 32, page 94, Sans titre de 1986, son acrylique sur toile libre, commandé par Jean-Michel Wilmotte pour un fast-food à Nîmes, attirait 26 000 €. 

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