Gazette Drouot logo print

Des grands hommes aux beaux-arts

Publié le , par Sophie Reyssat

De Bonaparte à Napoléon III, les collectionneurs ont rendez-vous avec l’histoire et ses souvenirs.

Victor Philippe Auguste de Fauque de Jonquières (1816-1885), Napoléon Bonaparte libérant... Des grands hommes aux beaux-arts
Victor Philippe Auguste de Fauque de Jonquières (1816-1885), Napoléon Bonaparte libérant les prisonniers du Temple accompagné de Nicolas Frochot, préfet de la Seine et de Paris, huile sur toile, signée et datée 1860, 117 90 cm, cadre en bois et stuc doré.
Estimation : 8 000/10 000 
Adjugé : 12 500 

La dynastie napoléonienne revient sur le devant de la scène pour deux jours, le samedi étant consacré au premier Empire, et le lendemain au second. Espérant garantir la pérennité de son régime, Napoléon Bonaparte a dû s’assurer que la nostalgie pour les Bourbons ne prenne pas le dessus sur les idées de la Révolution. Ainsi a-t-il décidé, en 1808, de détruite la prison du Temple, où avait été enfermée la famille royale, prévenant ainsi tout risque de pèlerinage. Un acte dont la portée symbolique a marqué les esprits, comme le montre ce tableau peint près de cinquante ans plus tard par le peintre d’histoire Victor Philippe Auguste de Fauque de Jonquières, montrant la libération des derniers prisonniers de ce lieu de sombre mémoire. Au moment de sa réalisation, Napoléon III est empereur depuis huit ans. Il a hésité près de trois ans avant de choisir son portrait officiel, peint par Franz-Xaver Winterhalter en 1853. D’autres artistes se sont essayés à l’exercice, comme le montrera un portrait en pied inédit (15 000/20 000 €), où le modèle figure toujours en grand habit de général de division et dans la salle du trône, mais mettant l’accent sur la psychologie de l’empereur regardant au loin, plutôt que sur les emblèmes de son pouvoir. Il pourrait avoir été exécuté par Charles-Louis Müller, auteur d’autres portraits de Napoléon III. La victoire de l’Empire est aussi celle des arts, comme en témoigneront deux Niké de bronze, tenant une palme et portant un bouquet de six lumières en forme de corne d’abondance offrant ainsi une paire de fastueux candélabres. D’époque Empire, ils sont attribuées à Thomire-Duterme et sont à rapprocher de ceux livrés en 1810 pour la chambre à coucher de l’impératrice aux Tuileries (h. 89 cm, 40 000/50 000 €). Une Victoire de bronze orne encore la borne d’une pendule (voir page ci-dessous), de la même époque, dont le charme réside dans le groupe de l’Amour et Psyché, sculpté d’après Claude Michallon, lui-même inspiré par un modèle du IIe siècle av. J.-C. conservé au musée du Capitole, à Rome. L’Antiquité règne alors sur l’Empire.
 

Époque Empire, pendule en marbre blanc, bronze doré et marbre vert de mer représentant le Couronnement de l’Amour ou L’Amour et Psyché d’a
Époque Empire, pendule en marbre blanc, bronze doré et marbre vert de mer représentant le Couronnement de l’Amour ou L’Amour et Psyché d’après Claude Michallon, cadran signé «Lefevre Sucr De Belle à Paris», inscription «exécuté par J.P. Crugin – 1806», 97 48 24 cm.
Estimation : 30 000/50 000 

Adjugé : 50 000 €
samedi 25 juin 2022 - 10:00 (CEST) - Live
9-11, rue Royale - 77300 Fontainebleau
Osenat
Gazette Drouot
Gazette Drouot
Bienvenue, La Gazette Drouot vous offre 4 articles.
Il vous reste 1 article(s) à lire.
Je m'abonne