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De l’Italie de la Renaissance au Maroc des années 1930

Publié le , par Philippe Dufour

Hésitant entre plusieurs attributions anciennes, allant d’Andrea del Sarto à Pontormo, un mystérieux Saint Jean-Baptiste (voir Gazette n° 41, page 184) a finalement été donné à Jacopo di Giovanni Di Francesco, dit Jacone. Un sujet religieux peint sur un panneau renforcé, dont on connaît deux autres versions, l’une à Vaduz...

De l’Italie de la Renaissance au Maroc des années 1930
Attribué à Jacopo di Giovanni Francesco, dit Jacone (1495-1554), Saint Jean-Baptiste, panneau, 48,5 x 62,5 cm. Adjugé : 20 000 €

Hésitant entre plusieurs attributions anciennes, allant d’Andrea del Sarto à Pontormo, un mystérieux Saint Jean-Baptiste (voir Gazette n° 41, page 184) a finalement été donné à Jacopo di Giovanni Di Francesco, dit Jacone. Un sujet religieux peint sur un panneau renforcé, dont on connaît deux autres versions, l’une à Vaduz (collection Lichtenstein), et l’autre à Potsdam (château de Sans-Souci). Dans tous les cas, il s’agit bel et bien d’une réalisation issue du foisonnant milieu florentin, du premier tiers du XVIe siècle, où Jacone évolue sous la protection du secrétaire de Côme Ier de Médicis, Pierfrancesco Riccio. On connaît peu d’œuvres de ce peintre rare, et lors de la vacation lyonnaise, celle-ci emportait 20 000 €. Ambiance radicalement différente, avec la toile suivante : un Bord d’étang de Maurice De Vlaminck. Elle était bien répertoriée, puisque exposée à la Kunsthalle de Bâle lors d’une manifestation consacrée à «Vlaminck, Dufy, Rouault» du 14 mai au 8 juin 1938. Passée depuis en vente au pavillon Gabriel, à Paris, le 15 juin 1977 (n° 93), elle nécessitait ici 13 770 €. Du côté de l’Espagne, José Cruz Herrera a retranscrit, dès les années 1930, sa fascination pour le Maroc tout proche. Et surtout ses femmes, comme en témoignaient de nombreux portraits éloquents, tel En la fiesta, avec ses trois modèles en tenue de fête, toile datée de 1938. On l’enlevait pour 18 780 €. Parée tout aussi somptueusement, Aïsha en bleu attirait 10 640 €, tandis qu’une Femme en rouge était achetée 5 885 €. À la même époque, Alexandre Roubtzoff avait également cédé aux charmes du Maghreb, comme l’attestait sa Tunisienne de 1939, une huile cédée contre 11 895 €. Enfin, on dispersait un ensemble d’œuvres provenant des sculpteurs français François et Sido Thévenin, dont le produit global totalisait 23 300 €. S’en détachait particulièrement, avec 7 890 €, un miroir sculpté en fer forgé patiné à nuances dorées, emblématique des créations de ces virtuoses du travail du métal au XXe siècle. 

tableaux anciens et XIXe, mobilier et objets d'art, tapisseries, dessins
samedi 01 décembre 2018 - 14:30 (CET)
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