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D’émail et de cristal, les filles-fleurs de René Lalique

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 04 juin 2022 - 14:00 (CEST) - 33, rue Demées - 61000 Alençon

Une vente en forme d’hommage – par ses scores impressionnants – au créateur virtuose de la première moitié du XXe siècle, mais également au peintre Émile Friant.

Émile Friant (1863-1932), L’Intérieur d’atelier, 1882, huile sur panneau signée,... D’émail et de cristal, les filles-fleurs de René Lalique
Émile Friant (1863-1932), L’Intérieur d’atelier, 1882, huile sur panneau signée, 46 38 cm.
Adjugé : 290 000 

Ce sont les bijoux de René Lalique qui ont ouvert une session où les multiples facettes de son génie étaient illustrées… En tête de la séquence joaillière, avec 166 400 €, brillait cet exceptionnel pendentif réalisé vers 1910 et orné d’un motif lancéolé en ivoire, signé, représentant deux jeunes femmes sur le thème de la tendresse (6,5 7,3 cm, 47,8 g). Les figures sont cernées d’un cadre en or jaune en partie émaillé bleu, retenant des fleurs de glycines en verre moulé-pressé et un saphir ovale de 12 ct environ. Il s’agit aussi d’un système de broche amovible, une fois retirée sa chaîne à bâtonnets en or jaune à l’émail assorti (l. 56 cm). De 1912, un autre pendentif en cristal gravé d’un motif en forme de sirène, s’échangeait contre 115 000 €, présentant la signature et le poinçon de Lalique sur la monture (5,5 cm, 21 g). Il arbore un cadre en or jaune à décor de palmes émaillé bleu et vert, ainsi qu’une chaîne également à bâtonnets en or jaune à l’émail assorti (l. 52 cm). Enfin, une bague-chevalière de dame, de 1913, s’ornait d’un saphir rose synthétique sur un corps en émail plique-à-jour rose et violet, à motifs de palmes et de fleurs ; présentant le poinçon du maître, l’accessoire (6,6 g) a été empoché à 41 000 €. Du côté des verreries, toujours de René Lalique, il y avait surtout une carafe dite Oreilles gravées coléoptères, une épreuve de tirage réalisée en verre blanc soufflé-moulé, avec anses moulé-pressé en application à chaud, et signée (h. 28 cm). Non référencé dans le catalogue raisonné de Félix Marcilhac, ce vase rare recueillait 43 000 €. L’autre vedette de la journée était Émile Friant, avec un tableau représentant L’Intérieur d’atelier (voir l'article Émile Friant, un artiste précoce de la Gazette n° 21, page 121 et ci-dessus), qui a inscrit pas moins de 290 000 € à partir d’une estimation haute de 50 000 €. Ce panneau de jeunesse, présenté au Salon des artistes français de 1882, représente deux des condisciples de Friant aux beaux-arts de Nancy, Camille Martin (1861-1898) et Mathias Schiff (1862-1886).
 

René Lalique (1860-1945), pendentif, vers 1910, orné d’un motif lancéolé en ivoire représentant deux jeunes femmes sur le thème de la tend
René Lalique (1860-1945), pendentif, vers 1910, orné d’un motif lancéolé en ivoire représentant deux jeunes femmes sur le thème de la tendresse, cadre en or jaune en partie émaillé bleu retenant des fleurs de glycines en verre moulé-pressé et retenant un saphir ovale, 47,8 g, 6,5 7,3 cm.
Adjugé : 166 400 
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