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Constantin Brancusi photographe

Publié le , par Anne Doridou-Heim
Vente le 25 novembre 2020 - 13:30 (CET) - 5, rue de Montholon - 75009 Paris

Brancusi et Matisse s’exprimaient ici, le premier par la voie moins attendue de la photographie, le second par les traits d’un dessin.

Constantin Brancusi (1876-1957), Mlle Pogany (Bronze pour), 1922, épreuve argentique... Constantin Brancusi photographe
Constantin Brancusi (1876-1957), Mlle Pogany (Bronze pour), 1922, épreuve argentique d’époque, titre manuscrit autographe, annotation «1850» et «N° 29», 23,7 18 cm.
Adjugé : 57 420 

© SUCCESSION BRANCUSI - ALL RIGHTS RESERVED (ADAGP 2020)

À l’automne 2019, Bozar, le Palais des beaux-arts de Bruxelles, consacrait une rétrospective d’ampleur à Constantin Brancusi (1876-1957). L’artiste d’origine roumaine y était bien sûr mis à l’honneur avec ses sculptures les plus iconiques, mais un autre aspect moins connu de son travail était mis en avant,ses photographies, et le propos insistait sur l’importance qu’il leur accordait et sur leur rôle essentiel dans ses recherches plastiques. Onze épreuves ayant probablement servi à la publication du premier numéro de la revue This Quarter en mai 1925 (voir l'article Constantin Brancusi, sculpteur d’images page 54 de la Gazette n° 41 du 20 novembre) apparaissaient dans cette vente, un petit événement. Elles ont toutes largement multiplié leurs estimations et ont été vendues pour 287 740 € en totalité, le tirage argentique de Mlle Pogany (Bronze pour) de 1922 retenant à lui seul 57 420 €. 48 944 € allaient à celui de La Sorcière (30 24 cm), 44 800 € revenant à celui de l’emblématique Muse endormie (18 23,8 cm) et 21 726 € étaient fixés par son Autoportrait dans son atelier avec son chien Polaire (23,8 18 cm), saisi par l’objectif du maître vers 1921-1925. Henri Matisse (1869-1954) passe la Seconde Guerre mondiale dans le sud de la France, époque à laquelle il aborde la technique des gouaches découpées et commence sa série «Jazz». En 1942, le poète Aragon fait de lui le symbole artistique d’«une manifestation de résistance à l’envahisseur barbare». C’est aussi en 1942 que le maître dessine au fusain et à l’estompe un portrait de Monette Vincent (40 30,5 cm à vue, 41 31 cm la feuille), reconnu à 117 392 €. Il en réalise un autre la même année et le dédicace à son ami l’historien d’art Gaston Diehl, qui sera son premier biographe (adjugé à 79 360 € chez Ader le 24 juin 2020). La Gazette du 20 novembre (page 52) avait également mis en avant un ensemble de douze statuettes d’Agathon Léonard (1841-1923) en biscuit de Sèvres, sur le thème du Jeu de l’écharpe. Ce dernier ne s’est pas déroulé, les lots étant retirés à la demande du vendeur.
 

Constantin Brancusi (1876-1957), Autoportrait dans son atelier avec son chien Polaire, vers 1921-1925, épreuve argentique d’époque signée
Constantin Brancusi (1876-1957), Autoportrait dans son atelier avec son chien Polaire, vers 1921-1925, épreuve argentique d’époque signée et dédicacée à Ethel Moorhead, 23,8 x 18 cm.
Adjugé : 21 726 

© SUCCESSION BRANCUSI - ALL RIGHTS RESERVED (ADAGP 2020)
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