Gazette Drouot logo print

Chirac, du terroir au Quai Branly

Publié le , par Vincent Noce

Après la disparition de l’ancien président, l’unanimité se fait pour célébrer un patron des arts du monde. Il n’en a pas toujours été ainsi.

Jacques Chirac en 2009, dans le bureau de sa fondation, rue de Lille, à Paris.  Chirac, du terroir au Quai Branly
Jacques Chirac en 2009, dans le bureau de sa fondation, rue de Lille, à Paris.
PHOTO LUC CASTEL
Françoise de Panafieu raconte volontiers que, à la mairie de Paris, où elle était adjointe chargée de la culture, Jacques Chirac la convoqua un beau jour pour lui dire  : «Tu le sais, je n’ai pas pour habitude d’intervenir dans la programmation des musées, mais j’ai une demande à formuler. Je souhaite que soit organisée au Petit Palais une exposition sur les Taïnos arawak». «Ah, les Taïnos! Bien sûr, monsieur le maire… les Taïnos !» De retour dans son bureau, elle se précipita sur le dictionnaire et il fallut quelques heures à l’intéressée, femme cultivée s’il en est, pour se faire une idée du sujet. Et l’exposition s’est ouverte au Petit Palais en 1994, le maire de Paris s’en faisant le guide pour expliquer l’usage des spatules vomitives et des pipes à drogue hallucinogène avec cette verve qui lui faisait gagner tous les suffrages. Quelques années plus tôt, il avait fait la connaissance, sur…
Cet article est réservé aux abonnés
Il vous reste 85% à lire.
Pour découvrir la suite, Abonnez-vous
Gazette Drouot logo
Déja abonné ?
Identifiez-vous