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Céramiques d’Europe et d’Asie

Le 20 mars 2019, par Philippe Dufour

Cette jeune fille dénudée, à peine dissimulée par des feuillages, et qui se penche pour cueillir des iris, rappelle l’omniprésence de la figure féminine dans l’art nouveau. Il s’agit ici de la version hongroise du mouvement, car son auteur n’est autre que le célèbre Vilmos Zsolnay. Après des études à l’École polytechnique…

Céramiques d’Europe et d’Asie
Vilmos Zsolnay (1828-1900), vase ovoïde en céramique à lustre métallique irisé, décor en relief, cachet en creux, signé au cachet «Zsolnay Pecs» et numéroté «16» au pinceau sous la base, h. 37 cm. Adjugé : 17 400 €

Cette jeune fille dénudée, à peine dissimulée par des feuillages, et qui se penche pour cueillir des iris, rappelle l’omniprésence de la figure féminine dans l’art nouveau. Il s’agit ici de la version hongroise du mouvement, car son auteur n’est autre que le célèbre Vilmos Zsolnay. Après des études à l’École polytechnique de Vienne, le diplômé revient dans sa ville natale de Pécs et intègre la manufacture familiale de céramiques, qu’il va bientôt diriger. Cette fabrique devient, à la fin du XIXe siècle, la première de Hongrie, livrant des créations audacieuses et au goût du jour. À partir de 1893, Zsolnay débute une production d’objets à l’émail lustré et métallique, obtenu grâce à l’emploi de l’éosine. Lors de cette vente, à Blois, pour 17 400 €, on en dévoilait un bel exemple, avec ce vase ovoïde en céramique à lustre métallique irisé, à décor tournant en relief. Portant un cachet «Zsolnay Pecs», il est numéroté 16 au pinceau sous la base. De la Chine ancienne nous venait ensuite un vase balustre à col évasé biqi, dit «châtaigne d’eau», car en porcelaine émaillé sang de bœuf, qu’on enlevait pour 14 400 €. Il arbore la marque «Qianlong» au revers de la base, et date de l’époque de ce fameux empereur (1736-1795). Troisième céramique d’importance, un grand bassin en majolique d’Urbino (Gazette n° 10, page 164) atteignait 13 200 €. D’une rare forme trilobée, muni de trois prises latérales en forme de masques de satyre, il est doté d’un décor polychrome, avec au centre Apollon jouant de la lyre entouré de muses au Parnasse ; et à l’extérieur, des fleurs de lys et rinceaux feuillagés en jaune et orangé sur fond bleu. On le donnait à l’atelier des Patanazzi, actif au XVIe siècle, et des environs de 1580. En guise d’épilogue, donnons deux enchères de poids, attribuées à la peinture : les 16 440 € donnés à un grand panneau composé par Albert Aublet, et mettant en scène Henri de Guise chez Henri III au Louvre, en 1588, ainsi que les 15 720 € offerts pour une œuvre du Maître de Martinez Vallejo, peintre valencien des alentours de 1500, une Nativité doublée de la Pentecôte

tableaux anciens, mobilier et objets d'art, bijoux, verreries, céramiques, sculptures, bronzes
samedi 16 mars 2019 - 14:00 (CET)
32, avenue Maunoury - 41000 Blois
Pousse-Cornet
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