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Cabinet de collectionneuse signé Ruhlmann

Publié le , par Anne Doridou-Heim
Vente le 22 janvier 2021 - 15:00 (CET) - Salle 4 - Hôtel Drouot - 75009

Jacques-Émile Ruhlmann raflait les trois premiers prix de l’ancienne collection d’une galeriste de l’avenue Matignon.

Jacques-Émile Ruhlmann (1879-1933), cabinet de collectionneur modèle Duval en ébène... Cabinet de collectionneuse signé Ruhlmann
Jacques-Émile Ruhlmann (1879-1933), cabinet de collectionneur modèle Duval en ébène de Macassar et loupe de noyer, ouvrant à deux portes incrustées de filets d’ivoire, vers 1924, 149,5 98,5 45 cm.
Adjugé : 119 600 

Le résultat le plus élevé de cet ensemble réuni tout au long d’une riche carrière était porté à 119 600 € sur ce cabinet de collectionneur, modèle Duval. Réalisé en ébène de Macassar et loupe de noyer, ouvrant sur un intérieur plaqué en loupe de frêne et délicatement rehaussé de filets d’ivoire, le meuble exprime le meilleur de Jacques-Émile Ruhlmann, l’un des créateurs les plus emblématiques de la période art déco pour l’élégance et le luxe qu’il sut réinventer. Le bureau Damovale, aux lignes pures, reproduit page 46 de la Gazette n° 2 (voir l'article D’une galeriste passionnée, Ruhlmann et consorts), était adjugé 42 900 €. Le même montant était déposé sur une paire de fauteuils modèle Hydravion Berger en cuir brun et piétement en bronze argenté pour mieux encore évoquer le fuselage. Le dessin de ces sièges, que l’on retrouve dans tous les ouvrages dédiés au «Riesener de l’art déco», remonte à la Première Guerre mondiale, 1917 plus précisément. L’ébéniste avait ainsi voulu rendre hommage aux aviateurs, héros modernes de ce conflit meurtrier. La vente, qui se concluait sur un produit total de 675 350 € – dont 285 350 € réunis par l’ensemble des meubles de Ruhlmann –, contenait une pépite attribuée à un autre créateur légendaire, Pierre Legrain (1889-1929) : une paire de tabourets de forme cubique, en bois laqué rouge rehaussé de feuilles d’argent frotté et de laque noire (45 43 43 cm), recevant 80 600 €. Ces deux noms incarnent le raffinement d’une période à jamais révolue. Chacun d’entre eux a fait le choix assumé du luxe et de la qualité du matériau, travaillant uniquement pour une clientèle aisée, à la différence des modernistes qui se sont tournés vers le fonctionnalisme et la distribution au plus grand nombre. Un esprit qui habitait également la galeriste qui avait réuni cet ensemble.

vendredi 22 janvier 2021 - 15:00 (CET) - Live
Salle 4 - Hôtel Drouot - 75009
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