Brendan Dugan

Le 08 octobre 2020, par La Gazette Drouot

Ce jeune galeriste et éditeur new-yorkais a ouvert en 2011 sa librairie dans l’East Village, bientôt suivie par une galerie d’art baptisée Karma. Un succès !

DR

Tout semble sourire à ce jeune galeriste et éditeur new-yorkais depuis qu’il a ouvert en 2011 – à l’âge de 32 ans – sa librairie dans l’East Village, bientôt suivie par une galerie d’art baptisée Karma. À croire que ce nom inspiré, et totalement hors sujet, lui aura porté chance puisqu’il inaugure en pleine crise sanitaire un nouvel espace d’exposition au 22 East 2nd Street ; et pas des moindres : doté d’une superficie de 230 mètres carrés et d’une hauteur sous plafond digne du plus enviable white cube, cet ancien atelier de vitrier des années 1950, l’Ideal Glass, avait déjà connu une seconde vie en tant qu’artist-run space grâce au performeur Willard Morgan. Il s’ajoute aujourd’hui à «l’empire» Karma, qui possède déjà plusieurs enseignes et un bookstore ultrapointu où l’on vient dénicher les ouvrages qu’on ne trouve pas ailleurs. Brendan Dugan est un couteau suisse, capable de passer le plus naturellement du monde – et c’est ce qui fait sa force – de la conception graphique (son métier initial) à l’édition de livres d’artistes. En ce domaine, le garçon ne recule devant aucune audace, comme le prouve le catalogue de Rob Pruitt composé de véritables couches de marbre. Et à force d’exposer ses amis, il finit par s’improviser galeriste, désormais à la tête d’une écurie d’une vingtaine d’artistes. La presse locale va jusqu’à lui attribuer le mérite d’avoir redynamisé à lui seul ce quartier de l’East Village, qui était l’épicentre de l’art expérimental dans les années 1980. C’est ce qu’on appelle avoir un bon karma.

Bienvenue, La Gazette Drouot vous offre 4 articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne