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Bonheur-du-jour version Léonard Boudin

Publié le , par Philippe Dufour

L’ébéniste Léonard Boudin est reçu maître le 4 mars 1761. Ses marqueteries virtuoses sont particulièrement réputées et, en 1772, devant l’afflux de commandes, il décide d’ouvrir sa propre boutique rue Fromenteau, près du Palais-Royal. Habité par un grand sens du commerce, il devient alors négociant, faisant travailler ses...

Bonheur-du-jour version Léonard Boudin
Époque Louis XVI, bonheur-du-jour en marqueterie d’ustensiles sur fond de bois de violette, estampille de Léonard Boudin, 109 x 74 x 43 cm.
Adjugé : 19 448 €

L’ébéniste Léonard Boudin est reçu maître le 4 mars 1761. Ses marqueteries virtuoses sont particulièrement réputées et, en 1772, devant l’afflux de commandes, il décide d’ouvrir sa propre boutique rue Fromenteau, près du Palais-Royal. Habité par un grand sens du commerce, il devient alors négociant, faisant travailler ses confrères parisiens les plus prestigieux, tels Denizot, Evald, Gilbert et Topino. Sur ces pièces de haut vol, achetées par la grande aristocratie parisienne, il appose son estampille en qualité de marchand mercier. On peut donc trouver des meubles à double estampille, celle de Boudin côtoyant celle de l’ébéniste ; parfois, seule la marque de Boudin apparaît. Quoi qu’il en soit, notre bonheur-du-jour illustre son art élégant, adapté à sa clientèle. Ce petit bureau, plutôt destiné aux dames qui y serrent papiers, courrier, rubans et bijoux, est ici décoré en marqueterie d’ustensiles sur fond de bois de violette : vases, théière et tasses, cartes à jouer, livres, plume, pinceau… illustrant les activités journalières de leur heureuse propriétaire. Il ouvre à deux vantaux et trois tiroirs dans le gradin, un tiroir en ceinture contient une tablette et des compartiments, l’ensemble reposant sur des pieds cambrés réunis par une entretoise. S’inscrivant dans un courant Transition particulièrement réussi, il obtenait 19 448 € lors de la session rochelaise. Également d’époque Louis XVI, on avançait ensuite une paire de bergères en hêtre mouluré et sculpté, à dossier et accotoirs en volutes à rosace ; portant l’estampille de Georges Jacob, reçu maître en 1765, elle récoltait 25 168 €. Signalons qu’une bergère d’un modèle similaire   assez inhabituel  est reproduite dans l’ouvrage de M. Jarry et P. Devinoy, Le Siège français (1973). Concluons avec les 18 075 € remportés par une somptueuse commode d’époque Transition en bois de rose et amarante, avec une façade à ressaut arborant l’estampille de « R. Lacroix et JME » pour Roger Vandercruse La Croix, reçu maître en 1755. 

tableaux, mobilier et objets d'art, céramiques, argenterie, horlogerie
samedi 29 septembre 2018 - 14:00 (CEST)
18-20, rue Saint-Louis - 17000 La Rochelle
Lavoissière-Gueilhers HDV de La Rochelle
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